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La Bourse de Paris est freinée dans son ascension par le dossier grec

La Bourse de Paris est freinée dans son ascension par le dossier grec

La Bourse de Paris, freinée dans son ascension par le dossier grec, pourrait rester sous pression la semaine prochaine en l’absence de rendez-vous forts susceptibles de changer la donne.

L’absence d’accord entre Athènes et ses créanciers a fragilisé la cote parisienne qui a perdu 1,74% durant la semaine et terminé vendredi à 4.920,74 points. Depuis le début de l’année, le marché parisien a toutefois engrangé 15,17%.

Le gouvernement grec a finalement reporté au 30 juin, soit à l’expiration du plan d’aide internationale à la Grèce, le remboursement des sommes qu’elle doit ce mois-ci au FMI, ce qui lui permet de gagner du temps pour se mettre d’accord avec ses créanciers.

La Bourse de Paris ne devrait «pas tellement se détourner du dossier grec» la semaine prochaine, selon Pascale Seivy, responsable du conseil en investissement chez Pictet WM.

Le marché parisien aura en effet peu de choses à se mettre sous la dent, en dehors de quelques indicateurs aux Etats-Unis et en Europe.

«Clairement, la Grèce va continuer à effrayer les marchés la semaine prochaine», confirment les économistes du bancassureur ING. «Nous partons du principe qu’il y aura quand même un accord in fine», soutiennent-ils.

Athènes et ses créanciers, UE et FMI, travaillent depuis le 20 février, date d’un accord sur la prolongation de l’aide internationale à la Grèce jusqu’à fin juin, à la rédaction d’un plan commun des réformes qu’Athènes devrait adopter, une condition sine qua non au déblocage de la dernière tranche des prêts internationaux à ce pays, soit 7,2 milliards d’euros.

La cote a également été déstabilisée par les turbulences sur le marché de la dette souveraine dans la zone euro, où les taux d’emprunt sont remontés en flèche, notamment dans la foulée de propos tenus par le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi.

Lors de sa conférence de presse, M. Draghi a déclaré que les investisseurs allaient devoir s’habituer «à des périodes de volatilité accrue» sur les marchés.

Lorsque la constellation favorable du début d’année – à savoir pétrole bas, euro bas et taux bas – est remise en question, «le marché réagit très mal», fait remarquer Mme Seivy.

«L’économie s’améliore graduellement»

«Avec du recul, la hausse des taux observée est plutôt bon signe car cela montre que l’économie s’améliore graduellement», concède Renaud Murail, un gérant de Barclays Bourse.

«Comme cela se fait très rapidement, cela peut déstabiliser les classes d’actifs à très court terme, sans remettre en cause la tendance de long terme», estime-t-il.

Les investisseurs sont par ailleurs dans l’attente d’en savoir plus sur la reprise aux Etats-Unis. Les créations d’emplois ont bondi en mai, surprenant les analystes tandis que le taux de chômage a légèrement augmenté du fait de l’arrivée de nouveaux entrants sur le marché du travail.

Ce chiffre alimente les spéculations sur une éventuelle remontée des taux directeurs de la part de la banque centrale américaine (Fed).

Cependant, les derniers chiffres avant la prochaine réunion de l’institution monétaire américaine à la mi-juin «même s’ils semblent relativement bons, ne sont pas susceptibles d’inciter la Fed à voter pour une remontée des taux», estiment les économistes d’ING.

Dans ce contexte, les ventes de détail aux Etats-Unis pour le mois de mai prévues jeudi seront suivies de près.

Mais en dehors de ces rendez-vous, le marché «aura un peu de mal à trouver d’autres catalyseurs avant les publications du deuxième trimestre», souligne M. Murail.

AFP/20minutes.fr

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