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La Bourse de Paris temporise après le lancement du programme de la BCE

La Bourse de Paris temporise après le lancement du programme de la BCE

La Bourse de Paris a clôturé en baisse lundi (-0,55%), reprenant son souffle au premier jour du lancement par la Banque centrale européenne de son large programme d’assouplissement monétaire.

L’indice CAC 40 a perdu 27,15 points à 4.937,20 points, dans un volume d’échanges moyen de 3,7 milliards d’euros. Vendredi, il avait terminé stable (+0,02%).

Sur les autres places européennes, la Bourse de Francfort a pris 0,27% et celle de Londres a reculé de 0,51%. Par ailleurs, l’Eurostoxx a reculé de 0,20%.

Rompant avec trois séances consécutives de hausse, la cote parisienne a choisi le rouge dès l’ouverture et n’a pas varié ensuite, s’éloignant ainsi quelque peu du seuil symbolique des 5.000 points. Le rebond de Wall Street à l’ouverture n’a pas changé la donne.

La BCE a donné lundi le coup d’envoi de son vaste programme de rachat de titres de dette publique, destiné à redynamiser la machine grippée de l’économie en zone euro.

Le lancement de ce plan de soutien à l’Union monétaire – d’un montant de 60 milliards d’euros par mois jusqu’à septembre 2016 au moins, soit a minima 1.140 milliards d’euros – a toutefois eu peu d’impact sur la place parisienne, qui en connaissait déjà largement les modalités.

«C’était déjà prévu, il n’y a rien de nouveau en soi. On a eu des détails avec la réunion de la semaine dernière. On avait déjà pas mal d’éléments avant même cette réunion donc il n’y a pas d’impact particulier aujourd’hui sur le marché», commente Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

«L’apport de liquidités de la BCE tous les mois, c’est quelque chose qui soutient le marché en continu, qui peut toujours apporter une soupape, un support sur le marché mais je pense qu’il n’y aura pas beaucoup plus par rapport à cela», ajoute-t-il.

A l’heure où la BCE lance son programme de soutien, les bons chiffres d’emploi aux Etats-Unis vendredi ont à l’inverse relancé les questionnements sur le changement prochain dans la politique monétaire de la banque centrale américaine (Fed).

«On continue un petit peu à évoluer sur la vague de ce qu’on a eu la semaine dernière avec le rapport sur l’emploi américain», note Andrea Tuéni, qui évoque les «spéculations» sur un possible relèvement des taux de la Fed.

«On est plus sur une stabilisation, une temporisation. (Le marché) attend de nouveaux catalyseurs avant de choisir une direction», poursuit l’analyste.

Les investisseurs sont restés également attentifs à la Grèce, que la zone euro a exhortée lundi à passer à la vitesse supérieure dans la mise en place de réformes, condition sine qua non à la poursuite du versement de l’aide internationale.

Le pays devait de nouveau être au centre des discussions lors de la réunion des ministres des Finances de l’Union monétaire à Bruxelles.

«En Europe, le cas grec sera de nouveau à suivre en ce début de semaine, mais il ne devrait pas y avoir de psychodrame car Athènes a mis de l’eau dans son ouzo, malgré les déclarations chocs du ministre des Finances, qui pourraient laisser croire le contraire», ont relevé les analystes de Aurel BGC.

Le ministre grec des Finances Yanis Varoufakis a en effet fait monter les enjeux dimanche à la veille de cette réunion en évoquant la possibilité de nouvelles élections, voire d’un référendum sur un accord sur la dette.

Du côté des valeurs, Air France-KLM a gagné 1,95% à 7,17 euros après s’être vu infliger par l’Autorité des marchés financiers (AMF) une sanction d’un million d’euros et de 40.000 euros à son ancien patron, dans un dossier relatif à la communication financière du groupe pendant l’exercice 2010-2011. Par ailleurs, le trafic passagers du groupe est resté stable en février avec une baisse marquée dans la zone Afrique/Moyen-Orient compensée par un rebond en Amérique du Nord.

Lafarge a fait les frais (-1,32% à 64,41 euros) d’informations de presse évoquant le souhait émis par le premier actionnaire d’Holcim de meilleures conditions pour les actionnaires du cimentier suisse.

EDF (-2,82% à 22,27 euros) et Areva (-1,50% à 9,15 euros) ont réagi aux déclarations de Ségolène Royal n’excluant pas l’hypothèse d’une fusion entre les deux groupes.

SES (-0,27% à 31,49 euros) n’a pas profité d’un accord avec Arianespace pour la mise en orbite d’un satellite tout électrique et avec Airbus (-0,91% à 58,88 euros) pour la fabrication d’un autre.

Le secteur immobilier a également été pénalisé. Unibail-Rodamco (-1,68% à 249,10 euros) et Icade (-1,26% à 77,09 euros) ont pâti d’un abaissement de recommandation par JPMorgan, tout comme Klepierre (-2,15% à 42,52 euros) par HSBC.

Saint-Gobain (-0,12% à 40,18 euros) n’a pas non plus profité d’un relèvement de recommandation à «surpondérer» contre «neutre» auparavant par les analystes de HSBC.

Euler Hermes (-2,49% à 100,05 euros) a souffert de son côté d’un abaissement de recommandation à «sous-pondérer» contre «neutre» auparavant par HSBC.
Euronext (CAC 40)

AFP/20minutes.fr

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