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La BRVM met le cap sur la digitalisation du marché financier ouest-africain

La BRVM met le cap sur la digitalisation du marché financier ouest-africain

Digitaliser le marché financier de l’Union économie et monétaire ouest-africain (UEMOA), c’est la vision de la BRVM, Bourse régionale des valeurs mobilières d’ici 2020. La BRVM entend ainsi se rapprocher davantage des populations de la zone afin d’accélérer l’inclusion financière à travers leur accès au marché financier. Et pour y parvenir, la bourse régionale compte sur l’innovation technologique.  Vendredi, le directeur général de l’institution boursière, Dr Edoh Kossi Amenounvé  a réitéré cet engagement de la bourse depuis Lomé. Pour exprimer sa volonté de digitaliser le marché financer, la BRVM a d’ailleurs délocalisé la cérémonie de première cotation de l’emprunt obligataire du Trésor Public du Togo. A l’occasion, Dr Edoh Kossi Amenounvé déclarait : « Cette délocalisation, qui a été facilitée par les technologies de l’information et de la communication, va nous faire vivre, en l’espace de cette cotation, la BRVM comme si on était au siège de notre institution à Abidjan. »

Des services innovants d’ici 2020

L’annonce sonne comme une volonté de révolution digitale du marché financier ouest-africain. Selon son directeur général, la BRVM se veut « une bourse innovante du financement des économies de l’UEMOA » d’ici 2020. C’est pourquoi « la mise en œuvre de cette vision va s’appuyer fortement sur les technologies de l’information notamment les technologies disruptives comme la Blockchain, le Big Data et l’intelligence artificielle », a déclaré Dr Amenounvé. Mettre les TIC au cœur du marché financier va permettre de transformer profondément la BRVM. Elle pourrait alors améliorer son dépositaire pour un meilleur service aux émetteurs et aux intermédiaires. La BRVM travaille alors sur plusieurs projets, a révélé son directeur général. Il s’agit, entre autres, de la mise en place d’une carte de paiement ; de la mise en place d’une plateforme automatisée de gestion des appels publics à l’épargne et d’une plateforme de gestion des OPCVM (Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières) ; la mise en place d’un dispositif de surveillance des transactions boursières totalement automatisé conforme aux meilleurs standards internationaux, etc. Outre la volonté de rendre plus accessible le marché financier aux populations, la digitalisation annoncée de la BRVM vise aussi à travailler pour une intégration des bourses en Afrique.

L’exemple kényan

Début mai, la BRVM a organisé à son siège une session d’échanges sur le thème « digitalisation des marchés de capitaux africains : cas de M-Akiba au Kenya ». Une rencontre pour les acteurs de la BRVM de s’inspirer de l’exemple du Kenya. A travers une téléconférence, acteurs du marché financier et ceux des télécommunications ont passé en revue les enjeux de la digitalisation des marchés de capitaux africains.

En revenant sur la digitalisation du marché vendredi à Lomé, le directeur général de la BRVM rappelait que « cela constitue une impérieuse nécessité pour accompagner le développement économique actuel de notre continent grâce à une plus grande liberté de circulation des capitaux et à l’agrandissement de l’espace de levée de ressources ». Et Dr Amenounve de conclure que « cette intégration est envisagée au sein de la CEDEAO avec également en liaison les autres régions du Continent » ; le tout en misant sur les technologies de l’information et de la communication.

Souleyman TOBIAS
cio-mag

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