Accueil / International / La Chine a éteint la dernière lueur d’espoir des exportateurs du charbon selon l’IEEFA

La Chine a éteint la dernière lueur d’espoir des exportateurs du charbon selon l’IEEFA

La Chine a éteint la dernière lueur d’espoir des exportateurs du charbon selon l’IEEFA

La proportion de l’électricité produite à base de charbon a diminué de 4%, en 2015, en Chine selon les estimations de l’Institute for energy economics and financial analysis (IEEFA). « L’attrait de la Chine pour le charbon et les niveaux d’émissions élevées de gaz à effet de serre s’estompe.», a déclaré l’institut. Avec la baisse des importations de charbon de la Chine combinée à celle de l’Inde, « la dernière lueur d’espoir vient de s’éteindre pour les exportateurs thermiques», poursuit l’IEEFA.

De façon plus globale, la consommation de charbon par la Chine a diminué de 5% au cours de l’année écoulée. Elle devrait encore baisser selon les prévisions. Cette baisse consécutive aux -2,9% observés en 2014 vient confirmer la théorie de l’organisation qui avait déclaré que le pays avait atteint son pic de consommation du charbon en 2013.

Ces événements accroissent les chances de la Chine d’atteindre son pic d’émission de gaz à effet de serre en 2020 selon l’agence; ce qui représente une avancée significative par rapport à l’échéance de 2030 annoncée par le pays, en prélude à la Cop 21.

L’Administration nationale d’énergie de la Chine a également révélé que la croissance de la consommation d’électricité avait ralenti au cours de l’année. Elle n’a été que de 0,5%, ce qui représente son niveau le plus bas depuis 1998. Ce ralentissement confirme le découplage entre la consommation énergétique et la croissance du PIB qui a été de 7% en 2015.

Ces améliorations observées dans l’empire du milieu ne sont que les premières manifestations d’un changement qui devra être plus global. « Le développement à bas carbone n’est plus une option, mais une feuille de route que nous devons mettre en place. Cela a des implications pour le secteur énergétique et le charbon comme les énergies renouvelables les ont déjà ressenties. Les activités pétrolières et gazéifères devront probablement aussi s’adapter.», a déclaré Laurent Fabius, le ministre français des affaires étrangères qui a également présidé la conférence de Paris sur le climat.

Gwladys Johnson
agenceecofin.com

Aller en haut