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La CNIL allemande réclame le droit au pseudo à Facebook

La CNIL allemande réclame le droit au pseudo à Facebook

La Hamburg Data Protection Authority, soit le régulateur allemand, demande à Facebook d’autoriser le recours au pseudo sur sa plateforme au nom du droit à la vie privée.

C’est une demande maintes fois formulée, mais pour l’instant toujours sujette à polémique : l’autorisation des pseudonymes sur Facebook. Dans son règlement intérieur, Facebook interdit l’usage de nom d’emprunt.
En octobre 2014, Facebook a avait fléchi sous la pression de la communauté LGBT qui réclamait de pouvoir utiliser des noms d’emprunt et autres pseudo, une inscription sous leur identité administrative, notamment pour les travestis ou les transsexuels, pouvait s’avérer problématique. Si Facebook autorise désormais les pseudo, ceux-ci doivent être accompagnés du vrai nom.

La firme s’octroyant le droit de bloquer un compte et réclamer une copie de la carte d’identité d’un membre pour s’assurer de la véracité des informations présentées. En effet, les « standards de la communauté » précisent bien qu’en s’inscrivant sur le réseau social « vous acceptez d’utiliser votre vrai nom et votre véritable identité ».

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Dans le cas présent, c’est une Allemande souhaitant préserver son anonymat sur la plateforme afin d’éviter toute sollicitation professionnelle qui a porté plainte auprès du régulateur allemand. La jeune femme reproche à la firme de Menlo Park d’avoir bloqué son compte, réclamé une pièce d’identité et changé unilatéralement son nom d’utilisateur par son vrai nom. Elle a obtenu gain de cause de la part de la Hamburg Data Protection Authority qui estime que Facebook viole les droits à la vie privée de ses membres en les forçant à utiliser leur vraie identité.

Facebook, droit dans ses bottes, assure que la firme respecte le droit prévalant en Irlande (qui a validé sa politique de nom), territoire de son siège européen, et surtout protège la vie privée de ses membres en procédant ainsi. En effet, avec de vraies identités, pas de faux-semblants et de risque de communiquer et partager avec la mauvaise personne.

Argument rejeté par Johannes Caspar, le commissaire à la protection des données d’Hambourg :

Pour cette question Facebook ne peut pas encore prétendre que seul le droit de protection des données irlandais serait applicable… toute personne qui se trouve sur notre terrain aussi doit jouer notre jeu.

Cette affaire ne va pas arranger les Obama : « Si l’Europe tape sur Google et Facebook, c’est qu’ils ne peuvent nous concurrencer », attaqué aussi bien par la Commission européenne que par le G29, autrement dit les CNIL européennes. En France (où la firme s’est acquittée d’une amende de 150 000€), en Belgique et aussi en Allemagne, amenant Richard Allan, vice-président des politiques publiques pour la zone Europe, Moyen-Orient et Afrique de Contraint par les régulations européennes, Facebook menacedans une tribune publiée dans le Financial Times.

Elodie
journaldugeek.com

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