samedi 31 octobre 2020
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La connectivité essentielle à l’inclusion sociale et économique de l’Afrique

La connectivité essentielle à l’inclusion sociale et économique de l’Afrique

La connectivité occupe une place prépondérante dans l’économie numérique. Elle est synonyme de création de valeur, d’emploi et représente un levier indéniable de croissance et de développement. Cependant, 800 millions de personnes en Afrique ne sont toujours pas connectées.

Pour pourvoir relever ce défi, il faut une forte implication des acteurs publics et privés pour mettre en place des stratégies ciblées, adopter des approches innovantes, tirer profit des innovations et avancées technologiques, etc. 

Africa Digital Expo et Facebook ont organisé, mardi 11 août, une visioconférence sous le thème « Connectivité le challenge du millénaire », durant laquelle plusieurs questions ont été soulevées, à savoir : Quelle analyse faire des stratégies visant à connecter l’Afrique ? Quels sont les vrais obstacles ? Comment les surmonter ? Quelle solution pour les zones rurales et autres régions non-couvertes?

Intervenant à cette occasion, Ahmed Khaouja, expert marocain auprès de l’Union Internationale des télécommunications, s’est penché sur la connectivité en Afrique, les disparités entre les pays et régions ainsi que les grands projets qui sont en place.

Durant son allocution, M. Khaouja a rappelé que la journée internationale des télécommunications a été consacrée aux 17 objectifs de développement durable fixés pour 2030. « Ces objectifs ne peuvent être atteint sans une bonne connectivité parce que le numérique permettra de faire des raccourcis : lutter contre la pauvreté, améliorer la santé, l’éducation… D’ailleurs, la Covid-19 a démontré qu’une bonne connectivité est importante pour le télétravail et l’enseignement à distance », a-t-il précisé.

Si la téléphonie mobile a bénéficié à 70% de la population africaine, la pénétration d’Internet sur le continent n’a pas suivi le même rythme.

Aujourd’hui, il existe 430 câbles sous-marins dans le monde, dont seulement une vingtaine en Afrique. Ces derniers s’’étirent sur des milliers de kilomètres au fin fond des océans, assurant environ 99% des liaisons intercontinentales, qu’il s’agisse d’Internet de téléphonie ou de données numériques.

Les coûts étant élevés, 40% des investissements dans les câbles sous-marins sont faits par les géants du net. Un enjeu technologique et géopolitique qui donne lieu à un affrontement entre les Gafam américains et BATX chinois.

Pour M. Khaouja, le développement de la fibre optique en Afrique est une bonne chose.

« Malheureusement, le taux de pénétration de l’internet fixe dans les maisons africaines est de 18% ce qui est très faible par rapport au reste du monde », affirme M. Khaouja, un chiffre à améliorer selon lui.

Pour illustrer ce faible taux de pénétration, l’expert marocain donne l’exemple du Portugal qui compte 3 millions de lignes FTTH (Fiber To The Home, Fibre jusqu’au domicile) contre moins de 500 000 abonnés à ces lignes dans toute l’Afrique.

En Afrique, les personnes les plus susceptibles d’avoir accès au numérique sont celles vivant dans des zones urbaines ou les villes côtières où des câbles sous-marins en fibres optiques sont disponibles.

lnt.ma

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