Accueil / Développement / La contribution des PPP au financement des infrastructures a reculé…

La contribution des PPP au financement des infrastructures a reculé…

La contribution des PPP au financement des infrastructures a reculé…

La contribution des PPP au financement des infrastructures a reculé de 72% en Afrique subsaharienne.

Les financements de projets d’infrastructures effectués dans le cadre des partenariats publics-privés en Afrique subsaharienne ont atteint 2,6 milliards $ au cours de l’année 2014, a-t-on appris d’un rapport publié par la Banque mondiale le 10 juin 2015. Cette performance représente une baisse de 72% comparée à celle de 2013, et l’Afrique subsaharienne (hors Maghreb) occupe la dernière place du classement par région économique, avec seulement 7 projets sur les 234 ayant été financés par le mécanisme.

Le mécanisme n’est donc pas le plus utilisé pour le financement des projets d’infrastructures de transport, d’énergie et d’eau dans cette partie de la région africaine. On relève dans le rapport, que la part des PPP en Afrique subsaharienne sur la période, équivaut à un seul projet de PPP marocain, notamment le projet énergétique indépendant de Safi cofinancé par le japonais Mitsui, le français GDF-SUEZ et le Marocain Nareva.

Parmi les projets d’Afrique Subsaharienne qui ont fait l’objet de financement via les PPP, on peut citer la construction au Ghana d’une centrale électrique de 900 millions $, sur la base du BOO (construire, exploiter et posséder). D’autres projets ont été financés par les PPP au Kenya, au Mozambique et au Sénégal.

Plus globalement, le financement des projets d’infrastructures d’eau, d’énergie et de transport via les PPP dans le monde, a été de 107 milliards $ en 2014, une évolution de 6% comparé au à 2013. Cette performance a été tirée par le Brésil, qui accueille les jeux olympiques de 2016 et qui s’est lancé dans un vaste programme de construction d’infrastructures à cet effet. Toutefois on peut constater que les 107 milliards $ atteint en 2014, restent encore faibles lorsqu’on les compare aux 140 milliards $ injectées à travers ce mécanisme en 2012

Cette performance peut se présenter comme un revers pour la Banque mondiale et le FMI, qui tout au long de l’année 2014, a mené une campagne de promotion pour ce mode de financement du développement. Déjà, lors d’une conférence sous-régionale à Yaoundé (Cameroun), au mois de mars 2014 et par la suite à Maputo (Mozambique) dans le cadre d’une rencontre régionale.

Idriss Linge
agenceecofin.com

Aller en haut