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La Côte d’Ivoire va contribuer à l’augmentation du capital d’Afreximbank

La Côte d’Ivoire va contribuer à l’augmentation du capital d’Afreximbank

La Côte d’Ivoire va participer à l’augmentation du capital d’Afreximbank (dont le pays est membre fondateur) a indiqué le président Alassane Ouattara au cours d’une audience accordée à Jean-Louis Ekra, le président sortant de l’institution bancaire panafricaine, qui était accompagné de son successeur le Dr Benedict Oramah.

En septembre dernier, les actionnaires d’Afreximbank lors d’une Assemblée générale extraordinaire tenue au Caire, en Egypte, avaient approuvé une levée de fonds propres (via une offre d’actions) à hauteur de 500 millions de dollars en supplément des 5 milliards de capital. Une décision motivée par l’urgence de renforcer les capacités d’intervention de la banque panafricaine d’import-export limités par le niveau du capital en raison des exigences d’une notation « investment grade ».

En effet, de 25 milliards de dollars en 2010, les engagements de la banque sont passés à 35 milliards en 2013. Une expansion qui a eu pour revers d’affecter le ratio d’adéquation des fonds propres qui a avoisiné la limite inférieure de 20% ; ce qui a induit, en 2014, des notations avec « perspectives négatives » de la part des agences de notations et un risque de dégradation à terme.

Même si depuis la banque est parvenue à trouver des mesures palliatives (entre autres les dividendes de l’exercice 2013, 20,5millions de dollars, ont été réinvesties) les actionnaires sont invités à relever leur contribution au prorata de leurs part au capital pour atteindre cet objectif.

Selon Moody’s, depuis le lancement de l’opération en septembre dernier, un total de 243,4 millions de dollars a été mobilisé à fin juin 2015, améliorant le ratio de solvabilité de la banque et justifiant le récent changement de la perspective de la cote d’émetteur à long terme Baa2 de la Banque de « négative » à « stable ».

De quoi rassurer sur la vitalité de l’institution. Dans son rapport d’activité présenté lors de l’Assemblée générale en juin, Jean-Louis Ekra, qui avait réussi une première hausse du capital de 750 millions à 5 milliards de dollars et dont le second mandat prend fin dans deux mois, affirmait : «Les bénéfices nets ont été multipliés par cinq, passant de 20 millions de dollars US en 2004 à 104 millions en 2014 ».
En faisant son entrée au tour de table de la banque en février dernier, la Guinée Bissau en est devenu le 37ème pays membre. Le Maroc, le Congo et d’autres institutions financières comme la First Rand Bank of South Africa pourraient intégrer prochainement l’actionnariat, apportant leur part de liquidité.

Jean-Mermoz Konandi
financialafrik.com

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