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La Côte d’Ivoire veut mieux exploiter sa mangue

La Côte d’Ivoire veut mieux exploiter sa mangue

La quatrième édition du Salon international de l’Agriculture et des ressources animales (Sara) se tient jusqu’au 26 novembre à Abidjan. Organisé tous les deux ans, c’est la plus grande manifestation du genre d’Afrique de l’Ouest. Elle rassemble plus de 3 000 exposants et 600 entreprises. Le thème de cette année traite de la « transformation structurelle de l’économie agricole face aux changements climatiques ». Focus sur un produit phare de Côte d’Ivoire : la mangue.

La transformation de son agriculture, c’est bien là l’objectif des autorités ivoiriennes qui souhaitent miser notamment sur la valorisation de ses produits agricoles. Outre le cacao, la noix de cajou, la Côte d’Ivoire est un grand producteur de mangue, il est même le premier en Afrique. Cependant, il ne transforme qu’environ 1% de sa production.

Un produit à forte valeur ajoutée

De la mangue, mais de la mangue séchée et de surcroît issue de l’agriculture biologique, c’est le créneau choisi depuis un an par la PME les Jardins de Koba située à Korhogo dans le nord de la Côte d’Ivoire. Un produit à forte valeur ajoutée et qui s’exporte très bien en Europe, comme l’explique Dominique Davaille responsable de la production.

« Ce kilo-là est vendu aux alentours de 22 euros en Europe. Il faut savoir que sur place ici, il est vendu entre 7 et 8 euros. On surfe sur la tendance bio mais l’avantage de l’avoir transformé et de le faire bio c’est qu’on le vend forcément plus cher. »

Bio ou pas bio, en jus ou en confiture… selon Emmanuel Dolly, secrétaire exécutif de l’organisation OBAMCI, outre une amélioration des revenus des producteurs, la transformation des mangues, fruit très fragile, peut aussi permettre de réduire les pertes post-récoltes, estimées à environ 40% de la production annuelle.

Attirer les investisseurs

« Aujourd’hui, le potentiel de production tourne autour de 150 000 tonnes. Environ 30 000 sont exportées. Vous avez un gap de 120 000 tonnes. Ce gap rentre (en partie) dans la consommation locale, mais qu’en est-il ? Il faut pouvoir le transformer. » Reste à attirer les investisseurs.

Pour ce qui est de la mangue séchée, depuis deux ans, six unités de séchage ont été installées dans des coopératives dans le nord du pays. Un projet à l’initiative du Fonds interprofessionnel pour la recherche et le conseil agricoles (Firca) via un financement de la Banque mondiale.

rfi

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