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La croissance économique de la RDC connaît des avancées spectaculaires…

La croissance économique de la RDC connaît des avancées spectaculaires…

La croissance économique de la RDC connaît des avancées spectaculaires, affirme Déogratias Mutombo.

La croissance économique de la République Démocratique du Congo connaît des avancées spectaculaires, 55ans après son indépendance, affirme Deogratias Mutombo à la conférence de presse qui a précédé la 61ème réunion du Comité de politique monétaire (CPM) du vendredi 10 juillet dernier.
Le gouverneur de la Banque centrale du Congo a indiqué que le PIB/ habitant était de 514 USD en 2014, avant d’ajouter qu’en 2015, la projection est de 517 USD. Il a soutenu que c’est une avancée notable depuis 1960 jusqu’à ce jour. L’autorité monétaire soutient que depuis 2002, beaucoup de réformes ont été menées et ont permis au pays de Joseph Kabila de renouer avec la croissance actuelle qui est de 6, 8%.
Selon Déogratias Mutombo, cette croissance est stable 14 ans d’affilée. A cet effet, il est d’avis que la croissance économique est à l’origine de la stabilité de la monnaie nationale. Cela permet de protéger le pouvoir d’achat de la population.
La RDC est dirigée par des personnes matures sous la vision du chef de l’Etat qui n’est engagé à doter ce pays d’une croissance forte, mentionne le patron de l’institut d’émission. Le pays connaît un tournant historique. Il y a des défis à relever qui sont l’insuffisance des infrastructures et de l’énergie, le déficit du capital humain, de la santé et de l’éducation.
En outre, le CPM a maintenu inchangé le dispositif de la politique monétaire, à savoir le taux directeur à 2%, le coefficient de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises à vue et à terme, respectivement à 8% et 7% et celui pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme à 2% et 0%.
Selon le gouverneur de la BCC, il n’y a pas eu de menace immédiate. Sur le plan interne, les prix des biens et services continuent d’être stables. Sur le marché d’echange, la stabilité continue, aussi il n’y a pas de risque sur le marché monétaire, explique-t-il.
Ainsi, Deogrtias Mutombo fait remarquer que la régulation de la liquidité devra se poursuivre via les adjudications des bons BCC. Mathy MUSAU
COMITE DE POLITIQUE MONETAIRE
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le Comité de Politique Monétaire de la Banque Centrale du Congo (BCC) a tenu, ce vendredi 10 juillet 2015, sa sixième réunion ordinaire de l’année, sous la présidence de Monsieur Déogratias MUTOMBO MWANA NYEMBO, Gouverneur de la Banque Centrale, son Président.
La réunion a (i) procédé à un bilan à mi-parcours des évolutions macroéconomiques en 2015, au plan international et national, avec un regard particulier au mois de juin et (ii) analysé les perspectifs pour le reste de l’année avant de donner une orientation de politique monétaire conséquente.
Il en ressort ce qui suit :
Au plan international,
Les six premiers mois de l’année ont été caractérisés par une consolidation de la croissance économique mondiale qui est projetée autour de 3,0 % en 2015 sous l’effet de la bonne tenue de l’activité dans certaines économies avancées ayant bénéficié à la fois de politiques monétaires accommodantes et d’une timide relaxation des mesures d’assainissements budgétaires. Toutefois, en dépit de ce résultat, il s’observe une faiblesse des investissements à l’échelle mondiale qui sont demeurés moins vigoureux par rapport aux périodes d’avant crise.
Le CPM recommande aux Pouvoirs publics une poursuite des efforts visant à rehausser la croissance notamment par l’augmentation des dépenses en capital, et par des réformes solides à l’effet de renforcer la résilience des économies.
S’agissant des cours de produits de base intéressant l’économie nationale, il a été noté un faible risque d’inflation importée à ta suite de la stabilisation à la baisse des cours de produits agricoles. Aussi, la détente du cours du pétrole observée depuis le mois de janvier a permis à ce dernier de se stabiliser autour de 60,0 USD le baril, renforçant ainsi l’opportunité pour l’Etat de tenir sa marge de manœuvre nécessaire à la réalisation des dépenses sociaux prioritaires.
Pour ce qui est du cours du cuivre, quoique demeuré rémunérateur, il s’est incliné de 9,0 % par rapport à son niveau de fin d’année 2014 à la suite de l’atonie qui marque l’activité économique de la Chine.
Au plan national,
Un Léger fléchissement du rythme de la progression du produit intérieur brut a été relevé au premier trimestre 2015. En effet, sur la base de la production réalisée au premier trimestre 2015, l’activité économique se serait accrue de 9,2 % contre 9,5 % en 2014 et un niveau de 10,3 % attendu en 2015.
Cette croissance à fin mars a été tirée par la vigueur du secteur tertiaire, le secteur primaire n’intervenant qu’en deuxième position. A la faveur d’une bonne tenue de l’activité dans le secteur primaire, cette tendance devrait s’inverser rapidement au profit du secteur primaire dopé par les activités extractives et agricoles.
S’agissant des prix, le Comité a constaté la poursuite du recul du rythme de formation des prix intérieurs. En glissement annuel, le taux d’inflation passerait de 1,03 % à fin décembre 2014 à 0,6 % à fin juin 2015, en raison de la tendance à la baisse des cours de produits alimentaires importés dans un contexte d’orthodoxie dans la gestion des finances publiques et de la bonne synergie des politiques monétaire et budgétaire.
A l’horizon de 12 mois, le taux d’inflation, en glissement annuel projeté à 0,6 %, offrirait des marges de manœuvre aux politiques macroéconomiques tout en permettant aux autorités d’atteindre d’autres objectifs économiques importants pour la communauté nationale.
Examinant la situation des finances publiques, le Comité a noté l’encrage budgétaire sur fond d’une gestion des finances publiques sur base caisse. Cette situation explique la coexistence des excédents du Trésor dans un contexte de faible niveau d’investissements notamment dans les infrastructures par rapport à la programmation. En raison de l’impact attendu de ces dépenses tant sur la croissance économique que sur le renforcement de la résilience de notre économie en quête de son émergence, les membres du Comité de Politique Monétaire ont recommandé un rééquilibrage des finances publiques, en conformité avec la programmation dégagée du cadre macroéconomique.
Pour ce qui est du secteur extérieur, le Comité a relevé une stabilité relative sur les deux segments du marché des changes. Le taux de change a oscillé dans la fourchette de 925,00 CDF le dollar à l’indicatif et de 932,00 CDF au parallèle, conforté par une évolution des agrégats monétaires confortable dans le sillage de la programmation monétaire. Les réserves de change sont à 1,6 milliard de USD, soit 6,6 semaines d’importations des biens et services.
Enfin, le Comité a noté l’assouplissement des conditions monétaires au cours du premier semestre 2015, attesté notamment par le recul progressif de l’encours des bons BCC. Les marchés monétaire et en banque sont demeurés dynamiques et les opérations s’y sont dénouées au taux moyen de respectivement 4,5 % et 1,7%.
A l’issue de ces analyses, le Comité de Politique Monétaire a décidé de maintenir inchangé le dispositif de la politique monétaire, à savoir : le taux directeur à 2 %, le coefficient de la réserve obligatoire sur les dépôts en devises à vue et à terme, respectivement à 8 % et 7 % et celui pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme à 2 % et O %.
La régulation de la liquidité devra se poursuivre via les adjudications des bons BCC.

Deogratias Mutombo
rdcnouvelles.com

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