vendredi 15 novembre 2019
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La croissance en Afrique fléchit mais reste robuste en Afrique de l’Ouest

La croissance en Afrique fléchit mais reste robuste en Afrique de l’Ouest

La croissance de l’Afrique subsaharienne ne parviendrait pas à décoller en 2019 et ne sera que de 2,6%, selon Africa’s Pulse, une publication semestrielle de la Banque mondiale. C’est 0,2% en moins par rapport aux estimations du mois d’avril. En cause, les incertitudes persistantes de l’économie mondiale, la chute des produits de base, les tensions commerciales mais aussi « un faible rythme des réformes nationales ».

En raison des tensions commerciales, « les prix de la plupart des exportations de produits de base d’Afrique subsaharienne se sont affaiblis depuis le deuxième trimestre de 2019. Les prix du pétrole brut et des métaux de base devraient rester inférieurs au sommet atteint en 2018. Si les conditions financières mondiales se sont assouplies, les entrées de capitaux dans la région sont néanmoins restées modestes, l’incertitude des politiques commerciales continuant de peser sur l’opinion des investisseurs » observe l’organisation.

Toutefois, les évolutions sont très différenciées suivant les pays et le poids des trois grandes économies du continent – Afrique du Sud, Angola et Nigeria – dont la reprise tarde à se manifester tire vers le bas les perspectives régionales. En outre, les économies à fort coefficient de ressources devraient enregistrer une croissance modérée tant pour les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) que les pays exportateurs de métaux.

En revanche, dans les pays à faible coefficient de ressources, la croissance est plus marquée et soutenue par la demande et les investissements publics. C’est le cas des pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) qui progressent à un rythme rapide au premier semestre. « Le Bénin et la Côte d’Ivoire ont enregistré une croissance de 7%, compensant un ralentissement au Sénégal
 en raison d’un besoin de 
recourir à une politique fiscale plus stricte » note la Banque mondiale.

© Banque Mondiale

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