mercredi 23 septembre 2020
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La demande africaine en énergie devrait augmenter de 60% en 2040

La demande africaine en énergie devrait augmenter de 60% en 2040

Dans un continent où la croissance démographique équivaudra à la moitié de la moyenne mondiale les deux prochaines décennies, les politiques et plans d’investissement actuels des pays africains ne sont pas suffisants pour répondre aux besoins énergétiques, a conclu l’Agence internationale de l’énergie dans «Africa Energy Outlook 2019». Selon ce rapport, la demande africaine en énergie devrait augmenter de 60% en 2040.

«Aujourd’hui, 600 millions de personnes en Afrique n’ont pas accès à l’électricité et 900 millions n’ont pas accès à des installations de cuisson propres». Le préambule de la dernière étude de l’Agence internationale de l’énergie suffit à lui-même pour traduire l’immensité du chantier énergétique qui attend l’Afrique, subsaharienne notamment. L’Agence internationale de l’énergie a consacré une étude à la situation énergétique actuelle et les perspectives pour les deux prochaines décennies.
La population globale de l’Afrique devrait dépasser les 2 milliards d’habitants avant 2040, soit la moitié de l’augmentation mondiale sur cette période. Cette démographie galopante et son corollaire lié au développement des infrastructures sont à l’origine de l’augmentation de la demande africaine en énergie. Dans la dernière étude de l’Agence internationale de l’énergie «Africa Energy Outlook 2019», les besoins énergétiques de l’Afrique devraient augmenter de 60% en 2040 pour atteindre environ 1.320 millions de tonnes d’équivalent pétrole.
Cependant, les politiques et plans d’investissement actuels des pays africains ne sont pas suffisants pour répondre à ces besoins et laisseraient sans accès à l’électricité 530 millions de personnes en 2030, «ce qui est bien en deçà de l’accès universel, un des Objectifs de développement durable. Mais ces défis sont autant d’opportunités pour l’Afrique pour assurer à sa population un développement équitable et durable. Les atouts dont dispose le continent reposent essentiellement sur ses ressources naturelles et minérales. «Par exemple, l’Afrique possède les ressources solaires les plus riches de la planète, mais n’a jusqu’à présent installé que 5 gigawatts de solaire photovoltaïque (PV), ce qui représente moins de 1% de la capacité mondiale», a souligné Fatih Birol, directeur général de l’Agence.
Le rapport rappelle que 40% des découvertes mondiales de gaz naturel réalisées durant cette décennie concernent l’Afrique notamment l’Égypte, le Mozambique et la Tanzanie. Les rédacteurs du rapport se disent convaincus qu’avec des politiques énergétiques adéquates, l’Afrique pourrait atteindre ses objectifs et qui serait de plus le premier continent à développer son économie principalement grâce à l’utilisation de sources d’énergie modernes. «S’appuyant sur de riches ressources naturelles et les progrès technologiques, le continent pourrait d’ici 2040 répondre aux besoins énergétiques d’une économie quatre fois plus grande que celle d’aujourd’hui avec seulement 50% d’énergie en plus», conclut l’Agence internationale de l’énergie.

lematin

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