Accueil / Développement / La finance islamique peut-elle sauver l’Algérie ?

La finance islamique peut-elle sauver l’Algérie ?

La finance islamique peut-elle sauver l’Algérie ?

Le gouvernement algérien vient d’adopter un nouveau plan visant à renforcer l’offre « de produits bancaires adaptés aux besoins et aux demandes de la clientèle, y compris le leasing et les produits de la finance dite islamique ».

L’Algérie est à la recherche de moyens pour financer son économie. Pour « El Watan », cette recherche ouvre la voie au développement de la finance islamique. Le gouvernement algérien vient ainsi d’adopter un nouveau plan visant à renforcer l’offre « de produits bancaires adaptés aux besoins et aux demandes de la clientèle, y compris le leasing et les produits de la finance dite islamique ». Ce type de financement, conforme à la charia, proscrit les intérêts, admet une marge bénéficiaire et repose sur le partage des risques entre créancier et emprunteur.

D’après le quotidien, « les choses commencent à s’accélérer » alors qu’après deux banques privées plusieurs institutions publiques passent progressivement à un « système dualiste » de produits conventionnels et de produits participatifs conformes à la loi islamique, venant concurrencer les établissements exclusivement actifs dans la finance islamique. Un système qui existe en Algérie depuis 1929.

L’objectif du ministère des Finances est de drainer l’épargne inactive et d’assécher l’économie parallèle. Les agriculteurs, qui empruntent annuellement de 55 à 60 milliards de dinars (400 à 437 millions d’euros), sont particulièrement concernés. Reste des obstacles. L’économie informelle existe largement en raison de la défiance des Algériens à l’égard des banques, charia ou pas. De plus, il est nécessaire de former le personnel des banques traditionnelles à ces types de financement. A la lecture d’« El Watan », la partie ne semble pas encore gagnée dans une Algérie qui tente par tous les moyens d’asphyxier l’économie parallèle. Même si la finance islamique a, elle, bien résisté à la crise de 2008.

JHR

lesechos

Aller en haut