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La fintech kényane Alternative Circle, spécialisée dans les prêts via le mobile, envisage les zones UEMOA et CEMAC

La fintech kényane Alternative Circle, spécialisée dans les prêts via le mobile, envisage les zones UEMOA et CEMAC

Alternative Circle, une fintech kényanne spécialisée dans les services de très petits crédits via des plateformes mobiles a indiqué qu’elle n’excluait pas d’effectuer une expansion dans les pays de l’UEMOA et de la CEMAC, si jamais les régulateurs des secteurs financiers lui en donnait la possibilité.

« Ces deux zones sont tout simplement fascinantes. La monnaie y est stable, le taux de pénétration des systèmes financiers est faible et la demande de crédits, surtout les plus petits, est assez intéressante. Donc effectivement, si les régulateurs de ces zones (UEMOA et CEMAC) acceptent de nous écouter, nous serions effectivement favorables à nous y implanter », a confié à l’Agence Ecofin, Kevin Mutiso, le directeur général d’Alternative Circle.

La Fintech qui a développé l’app Shika, la seule sur le marché kényan à être portée par un local, a bénéficié d’un appui au démarrage de CreditInfo, qui a injecté l’équivalent d’un million $. Avant la fin du mois de septembre 2017, elle devrait officialiser un accord avec deux banques kényanes, qui utiliseront sa plateforme pour accorder jusqu’à 15 millions $ de petits prêts.

Impulsés par Safaricom, le leader du secteur des télécommunications au Kenya, et soutenu par le gouverement local, le porte-monnaie électronique et tous ses dérivés ont ouvert une porte d’opportunités, dans le sens de l’inclusion financière via les TIC.

Pour CreditInfo et Alternative Circle, cela a été l’occasion d’un mariage gagnant. Le premier avait une occasion unique d’expérimenter ses outils d’évaluation du profil des risques sur des marchés du crédit encore peu matures.

Pour Alternative Circle, c’était l’occasion de développer un service dont la demande est croissante en Afrique. La jeune fintech voit loin. Une fois qu’elle aura bouclé la mobilisation des ressources auprès des banques, elle prévoit même de mener une première expansion en Asie du sud-est. « Les régulations là-bas sont assez proches de ce qui se passe au Kenya », a expliqué la responsables de communication d’Alternative Circle.

Idriss Linge
agence ecofin

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