jeudi 23 janvier 2020
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La force de l’Afrique, c’est sa fibre entrepreneuriale

La force de l’Afrique, c’est sa fibre entrepreneuriale

Selon plusieurs études, 75% de la jeunesse africaine est très attirée par une aventure entrepreneuriale, un taux nettement en avance sur d’autres régions du monde..

Malgré ce taux impressionnant, l’accès au financement reste une équation complexe à résoudre. Les spécialités soutiennent que seuls 20% des PME africaines peuvent s’attendre à un prêt bancaire et lorsqu’il s’agit des startups, c’est encore plus complexe.

« Lorsqu’il s’agit des institutions financières internationales, elles s’adressent soit de manière publique aux Etats pour les accompagner dans leur processus de développement, ou s’adressent carrément aux banques intermédiaires commerciales pour des projets spécifiques afin qu’ils puissent être capables de proposer des solutions adaptées aux petites et moyennes entreprises », clarifie Jonas Daou, directeur général Sodigaz lors d’un récent forum E-day à Lomé.

Comprendre enfin la cartographie d’intervention des institutions

La cartographie sur  l’intervention des institutions financières internationale en faveur des PME se résume en 5 points que voici :

Primo. Il s’agit d’aider les Etats où tous les acteurs à renforcer la réglementation pour accroître l’accès au financement des PME/PMI d’une manière particulière ou général.

Secundo. Faire la proposition de ligne de crédit aux intermédiaires financiers de financer un certain nombre de secteurs spécifiques notamment l’agriculture, l’énergie où l’habitat.

Tertio.  Il concerne le renforcement des capacités des acteurs. Ce volet n’est pas souvent pris en charge par un certain nombre d’acteurs et donc les institutions financières ont pris sur elles de renforcer les capacités des acteurs pour faciliter l’accès au financement.

Quarto.  C’est l’accompagnement direct d’un certain nombre de projets. C’est le cas de la BOAD ou de la BIDC qui s’occupe d’un certain nombre de catégorie d’entrepreneurs mais à partir d’un certain montant donné qui n’est pas aussi facile d’accès.

Quinto. C’est la garantie des financements, un élément très fondamental.

La partition de la BCEAO et de l’AFD

Adama Mensah Combey, chargé de financement des économies à la banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO) a rappelé que son institution veille à assurer la stabilité des prix pour encourager les épargnants et également permettre aux investisseurs d’avoir une visibilité sur la rentabilité de leurs investissements.

« Elle aide les Etats membres de l’Uemoa à améliorer leur réglementation visant à accroître l’accès au financement puis à mettre en place un certain nombre de mécanismes qui visent à diversifier et à développer les mécanismes de financement », ajoute M. Combey.

Le directeur général de l’agence française de développement (AFD-Togo), François Jacquier-Pelissier a pour sa part insisté sur la vocation de son institution à renforcer le tissu du financement de manière à appuyer les PME pour leur développement à travers un réseau de partenaires.

« L’AFD s’appuie sur un réseau d’intermédiaire (banque commerciale, microfinance) non seulement à travers de l’argent (fonds d’investissement) mais aussi à travers une assistance technique », dévoile –t-il.

In fine, d’ici 2050, 450 millions de jeunes africains arriveront sur le marché de l’emploi et il urge de renforcer les capacités des PME à absorber une bonne partie de ce capital humain. Les Etats ne pouvant plus donner de l’emploi à tous.

agridigitale

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