lundi 27 mai 2019
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La guerre commerciale a déjà coûté plus de 1.000 milliards à Wall Street

La guerre commerciale a déjà coûté plus de 1.000 milliards à Wall Street

Si les marchés boursiers ont repris quelques couleurs mardi, l’escalade des tensions entre Washinton et Pékin a eu un impact spectaculaire sur Wall Street. En dix jours, plus de 1.000 milliards de capitalisation boursière ont été effacés.

Le climat s’est apaisé sur les marchés mondiaux après le coup de tabac du début de semaine . Une rencontre entre les présidents Donald Trump et Xi Jinping est prévue lors du sommet du G20 fin juin. Le ton est aussi un peu plus constructif depuis lundi soir. Le locataire de la Maison Blanche a-t-il pris la mesure du danger en voyant la réaction de Wall Street ? Le coût de ses menaces s’avère déjà colossal.

L’équivalent de deux tiers de la valeur du CAC effacés

L’indice large du marché américain, le S&P 500 a perdu 4,5% entre son plus haut du mois (vendredi 3) et le point bas (lundi 13), relève l’équipe de LBPAM.  Ce sont 1.160 milliards de dollars de capitalisation qui sont ainsi partis en fumée depuis l’évocation de la surtaxe douanière de 25% sur les importations chinoises.

« Pour mettre ce chiffre en perspective, la capitalisation du CAC 40 lundi soir était de 1.695 milliards d’euros ou 1.831 milliards de dollars. La correction que nous avons vécue a donc détruit une capitalisation boursière équivalente aux deux tiers de la valeur totale du CAC 40 », souligne l’économiste de LBPAM, Stéphane Déo.

Le risque «extrême » pour les investisseurs

Certaines valeurs ont payé un très lourd tribut à cette escalade des tensions. « La perte principale en termes de capitalisation boursière, s’élève à plus de 100 milliards pour Apple. Ce chiffre est supérieur à la capitalisation totale d’Airbus ou de Sanofi, respectivement quatrième et cinquième valeurs du CAC 40 ! Il est aussi équivalent à la capitalisation des 10 plus petites valeurs du CAC ; la perte d’Apple représente donc le quart de la cote », poursuit Stéphane Déo. « Lors de corrections de marché les « méga-caps » perdent une valeur démesurée et contribuent largement à la performance négative du S&P ».

Un sondage réalisé par Bank of America Merrill Lynch entre le 3 et le 9 mai auprès des investisseurs confirme cette  hantise de la guerre commerciale : il s’agit du risque « extrême » le plus cité par les gérants de portefeuilles, devant un ralentissement de la Chine.

Isabelle Couet

lesechos

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