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La holding bancaire panafricaine Atlas Mara réalise un bon premier semestre 2018 mais des points de faiblesse subsistent

La holding bancaire panafricaine Atlas Mara réalise un bon premier semestre 2018 mais des points de faiblesse subsistent

La holding bancaire Atlas Mara qui est cotée sur le London Stock Exchange avec l’essentiel de ses activités en Afrique, a connu une progression record (+148,7%) de son bénéfice net du premier semestre s’achevant à la fin juin 2018. Ce dernier a été de 28,5 millions $ contre 11,5 millions $ la même période en 2017.

Cette amélioration record cache cependant quelques disparités. Elle a été soutenue par un premier trimestre assez vigoureux qui ne s’est pas repété au cours du deuxième trimestre. Un repli significatif ( de plus de 100%) des revenus des entreprises a négativement affecté un cadre d’exploitation qui connaissait déjà des défis.

« La baisse de la demande internationale pour les matières premières, les tensions commerciales internationales, la poursuite par les banques centrales américaines et européennes des politiques monétaires moins accommodantes et le raffermissement relatif du dollar américain, ont réduit les flux entrant de capitaux, et la croissance économique de certains de nos marchés » a confié John Staley (photo), directeur général d’Atlas Mara.

Dans les faits le produit net bancaire du groupe a reculé de 8,1% au cours du premier semestre, à seulement 112,3 millions $ (122,2 millions $ au premier semestre 2017). Sur ce point précis, il n’est pas exclu, que la baisse des taux d’intérêt au Botswana y soit pour quelque chose. En effet 43% (551 millions $) de l’encours global des prêts d’Atlas Mara sont effectués dans ce pays, où les taux d’intérêt appliqués par les banques ont atteint le bas niveau historique de 5,3% depuis le début de l’année. On note aussi une baisse de l’encours des crédits accordés à l’économie sur la période.

Idriss Linge

agenceecofin

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