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La percée de la banque en ligne s’accélère

La percée de la banque en ligne s’accélère

Selon une étude du cabinet Simon Kucher & Partners et de Research Now, la bascule des clients vers les pure players digitaux s’accélère dans le secteur bancaire. Entre 2015 et 2016, la part des français détenant un compte dans une banque en ligne a progressé de 20%.

La banque en ligne, ce trublion des années 2000 jusqu’ici surtout plébiscité par des clients urbains, se démocratiserait-elle enfin ? C’est ce que laisse entendre le cabinet Simon Kucher & Partners qui , pour la troisième année consécutive , s’est penché sur le succès des offres des « pure players » du secteur bancaire dans une étude réalisée avec Research Now. « Il a une nette accélération de la pénétration de ces offres, désormais 10% des clients sondés déclarent avoir un compte dans une banque en ligne, contre 8,3% en 2015», indique Florent Jacquet, associé chez Simon Kucher. De fait, entre 2015 et 2016, la part des français détenant un compte dans une banque en ligne a progressé de 20% et ce n’est sûrement qu’un début.

Une plus grandes notoriété des acteurs en ligne

«Le réticences des clients vis-à-vis des acteurs en ligne sont moins nombreuses que par le passé », explique Alexis Chéry, directeur senior chez Simon Kucher, qui pointe une baisse de 11% des clients déclarant ne pas faire confiance aux banque en ligne. La baisse est par ailleurs de 8% parmi ceux qui indiquent « ne pas aimer l’idée de ne pas avoir de conseiller attitré ». Autre signe de maturité du marché : la proportion des clients qui ne savent pas vers quel pure player se tourner pour ouvrir leur compte à été divisée par deux en un an, « cela atteste d’une plus grande notoriété des banque en ligne », analyse Florent Jacquet.

Le prix, première motivation

La motivation principale des nouveaux adeptes de la banque en ligne reste le prix. Même si certains établissements ont commencé à faire payer leurs services à leurs clients les moins aisés (Boursorama ou ING Direct), les clients indiquent en majorité se tourner vers des pure players pour « bénéficier d’une carte gratuite », « réaliser des économies » ou encore « profiter d’offres de bienvenue attractives ». C’est le revers de la médaille pour les banque en ligne qui montent en puissance : attirées par les prix bas, leurs nouvelles recrues pourraient se révéler peu fidèles. Or, pour devenir enfin rentables, ces acteurs devront renforcer l’équipement de leurs clients acquis à prix d’or. « L’offre bancaire d’Orange va sûrement faire du mal aux banques mais peut-être davantage aux banques en ligne », confirme Florent Jacquet. Ce sont de fait surtout les clients des banques en ligne qui ont, selon le sondage mené par le cabinet, connaissance du lancement de l’offre bancaire d’Orange : la moitié d’entre-eux sont au courant, contre seulement un tiers des français.

Sharon Wajsbrot
lesechos

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