Accueil / Mines & Energies / La pression du G7 sur l’acier chinois, un motif de crainte pour une nouvelle baisse des prix du minerai de fer

La pression du G7 sur l’acier chinois, un motif de crainte pour une nouvelle baisse des prix du minerai de fer

La pression du G7 sur l’acier chinois, un motif de crainte pour une nouvelle baisse des prix du minerai de fer

C’est une nouvelle bataille qui s’est déclenchée au Japon, loin de l’Afrique, mais qui n’en aura pas moins des conséquences dans la région. Au cours de leur rencontre la semaine dernière au pays du soleil levant, les pays membres du G7 ont, sans la citer, critiqué la politique chinoise de production d’acier qui, de leurs points de vue, provoque une surabondance de l’offre sur le marché international.

Les dirigeants de ces pays ont donc pris un accord par lequel ils promettent de lutter contre ce qu’ils jugent comme étant des pratiques de dumping dans la sidérurgie. La Chine est le premier producteur d’acier dans le monde, avec 58 % de parts de marché, mais son exportation se fait à très bas coût. Dans ce contexte, l’Europe a du mal à suivre et plusieurs de leurs usines d’acier ont été contraintes à la fermeture avec, à la clé, des dizaines de milliers d’emplois supprimés.

La Chine, qui ne risque pas de fermer ses usines d’acier du jour au lendemain, a déjà réagi en indiquant que ses partenaires devraient se garder de toute décision « aux répercussions qui seront très grandes ». De son point de vue, les pays occidentaux, majoritaires dans le G7, doivent trouver des solutions pour relancer la machine économique mondiale, qui est la vraie cause de la baisse de la demande dans tous les secteurs.

La situation ne manquera pas de créer une vague de conséquences en Afrique où on retrouve plusieurs sites importants d’exploitation de minerai de fer dont la Chine est un des premiers acheteurs. Un protectionnisme occidental face à l’acier chinois, porterait un coup aux commandes de minerais de fer de la Chine, avec peu de certitudes, sur les quantités qui peuvent être consommées par les pays européens.

En Afrique du sud où on retrouve le gros des sociétés cotées exploitant le minerai de fer, les performances opérationnelles positives sont d’avantage obtenues par des réductions des coûts de production. Pour le trimestre s’achevant au 31 mars 2016, les volumes de minerais produits et vendus par Kumba Iron Ore (un des leaders du secteur) ont baissé, comparés à ceux de la même période en 2015 et au dernier trimestre 2015.

Les performances boursières des entreprises concernées sont plutôt mitigées. La baisse de valeur des titres Kumba Iron Ore, s’oppose à la hausse des titres Arcelor Mittal.

Dans des pays comme le Cameroun et la République du Congo, la junior minière australienne Sundance Resources, tarde toujours à trouver un partenaire stratégique pour développer l’exploitation de fer dans les localités de Mbalam et de Nabeba. Pour l’instant, les prix semblent repartis à la hausse après avoir touché leurs niveaux les plus bas en décembre 2015. La tonne se négocie actuellement autour de 60,07 $.

Idriss Linge
agenceecofin.com

Aller en haut