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La prochaine vague égyptienne d’entrées en bourses sera en compétition avec celle de Saudi Aramco

La prochaine vague égyptienne d’entrées en bourses sera en compétition avec celle de Saudi Aramco

L’Egypte va retenir toute l’attention des investisseurs ciblant des introductions boursières sur les marchés émergents. Les offres publiques initiales émanant des entreprises de ce pays sur la période 2017/2018 atteindront le milliard $, apprend-on de données compilées par Bloomberg.

« Nous avons beaucoup de demandes de diverses entreprises de différentes tailles qui veulent s’introduire entièrement ou partiellement sur la Bourse. Il y a aussi beaucoup de négociations en cours, avec des entreprises qui s’informent des exigences d’introduction et essayent de s’y conformer », a fait savoir Mohamed Farid, le directeur général de l’Egyptian Exchange, selon des propos rapportés par le média américain.

Cette dynamique des nouvelles introductions devrait être portée par l’Etat, qui a promis de désinvestir de plusieurs secteurs, et de mobiliser surtout 10 milliards $ afin de soutenir son budget. Mais on retrouve aussi des acteurs privés, notamment Banque du Caire, dont l’introduction est valorisé à 410 millions $.

Le marché financier égyptien redevient attractif, après l’épisode sombre des printemps arabes, qui se sont traduits par un désengagement important des investisseurs étrangers. Les choses semblent être revenues à la normale, surtout après la libération de la Livre égytienne, dont la valeur est davantage fixée par l’offre et la demande.

Dans ce contexte, les étrangers ont été investisseurs nets de 497,3 millions $ au 10 octobre 2017, selon les statistiques de la Bourse du Caire. Mais si l’Egypte sera la superstar des introductions boursière en nombre dans le Moyen-Orient, elle fera face à une rude compétition avec l’introduction en bourse de la Saudi Aramco, la compagnie nationale pétrolière d’Arabie Saoudite. Une opération où les prévisions les plus pessimistes évoquent une valorisation à plus de 1000 milliards $ !

L’Egypte aura l’avantage d’être connue des investisseurs internationaux, de même que les réformes qu’elle a réalisées sous l’égide du FMI pour l’amélioration de son secteur financier. Mais l’offre publique initiale de Saudi Aramco qui est arrangé par de grosses banques d’investissement, va attirer de nombreux investisseurs, en quête de fortes marges.

Exxon-Mobil, la plus grosse compagnie pétrolière cotée avec une capitalisation boursière de 365 milliards $ en 2016, a déclaré pour cette année de référence, un bénéfice net avant impôts et amortissements de 23 milliards $. Malgré des prix du pétrole toujours en dessous des 70 $ le baril, les analystes s’accordent à indiquer que le géant saoudien dégage bien plus que cela, compte tenu des faibles coûts d’exploitation du brut en Arabie Saoudite.

L’Egyptian Exchange connait ces dernières semaines, un léger tassement de ses principaux indices. Mais l’EGX 30 qui regroupe les 30 plus importantes valeurs de ce marché financier, affiche une rentabilité de 13% depuis le début de l’année, selon des données de marché disponible sur le site African-Markets.

Idriss Linge
agence ecofin

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