jeudi 26 novembre 2020
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La résilience des économies locales en Afrique

La résilience des économies locales en Afrique

L’Afrique est moins endeuillée que ce qui avait été prédit au début de la crise sanitaire. Pourtant, l’épidémie fait planer le risque d’une explosion de la pauvreté sur le continent.

Le premier novembre, l’Union africaine dénombrait 43 176 décès sur l’ensemble du continent africain, pour 1 794 507 cas déclarés. Des chiffres relativement rassurants par rapport aux prévisions alarmistes faites au début de la crise faites par cette même institution qui affirmait en mai que 190 000 personnes pourraient mourir en Afrique au cours de la première année de la pandémie.

Néanmoins, si la catastrophe sanitaire a été évitée pour le moment, une autre inquiétude règne : celle d’une explosion de la pauvreté sur un continent où une majorité des économies nationales dépend de la bonne santé de la demande mondiale pour écouler ses matières premières, afin de pouvoir se procurer les biens nécessaires. Selon un rapport de la Banque Mondiale publié début octobre, 40 millions d’Africains risquent de basculer dans l’extrême pauvreté, soit à peu près trois fois la population du Sénégal.

Comment faire mentir une nouvelle fois ces chiffres ? L’heure semble avoir sonné pour une stratégie forte de développement économique africain : diversification, résilience de l’économie informelle et affirmation de la voix de l’Afrique au sein des institutions…  Cette dernière perspective trouve un écho particulier alors que le 28 octobre a refusé Washington de valider la candidate nigériane Ngozi Okonjo-Iweala à la tête de l’OMC.

La crise sanitaire marque-t-elle un tournant dans l’organisation des modèles économiques africains ? Pour mieux les enjeux et les perspectives, nous avons fait appel à deux spécialistes de l’économie africaine : Kako Nubukpo, économiste, ancien ministre togolais de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques et doyen de la faculté d’économie de l’Université de Lomé ainsi qu’Estelle Brack, économiste, consultante et présidente fondatrice du cabinet de conseil kiraliT et membre du conseil d’administration de l’Institut de recherche et d’études méditerranée Moyen-Orient (IReMMo).

franceculture

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