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La ruée vers internet des hommes politiques gabonais

La ruée vers internet des hommes politiques gabonais

Une opposition virtuelle ! Tel pourrait être le titre d’un best-seller du landerneau politique gabonais. Certains de ses membres sont en passe d’abandonner les causeries et meetings au profit d’une révolution sur la toile. Ah progrès, quand tu nous tiens !

On ne peut stopper le progrès a-t-on coutume d’entendre ! Les réseaux sociaux et médias en ligne font désormais partie du quotidien de bon nombre de Gabonais, dont celui des acteurs politiques. Il est devenu monnaie courante d’y lire des déclarations dithyrambiques ou, plus graves, des appels à l’insurrection populaire. Chacun tirant la couverture de son côté, véhiculant sa vision d’un « Gabon nouveau ». Et comme l’accès à ces médias n’est pas restrictif, des citoyens (même lambda) font des appels du pied aux plus hautes autorités, en dressant leurs lauriers. Ces tribunes touchent certes une catégorie de la population (lettrée et en phases avec les NTIC), il n’en demeure pas moins que les bonnes vieilles descentes sur le terrain ne doivent pas être rangées aux calendes grecques, comme tel semble devenir le cas.

L’activisme numérique

En parcourant la toile les mêmes noms reviennent de façon récurrente. Certains d’entre eux, à des milliers de kilomètres, appellent à l’insurrection populaire. On peut citer sans ambages, le très célèbre Lanlaire, Ange Landry Mbeng de son vrai nom, Tata Huguette et Landry de Washington. Des activistes très prolixes, qui prétendent détenir des dossiers compromettants sur la famille Bongo Ondimba. Seulement, leur combat apparait parfois comme étant une grossière plaisanterie de mauvais goût. Et pour cause, ces derniers s’illustrent par des déclarations incendiaires dans des salons feutrés des pays occidentaux. Quel crédit doit-on y accorder ? Les Hommes de la trempe de Mandela, de Thomas Sankara et Lumumba ont, pourtant dans les années de braise, mené le combat dans leur pays. Des martyrs rentrés à tout jamais dans les annales de l’histoire. Sauf erreur, la bande à Lanlaire est loin d’être de cet acabit.

A côté de ces pourfendeurs, des acteurs politiques et membres de la société civile sont également de véritables adeptes des réseaux sociaux. C’est le cas de Jean de Dieu Mouckagni Iwangou du Front Uni de l’Opposition pour l’Alternance ( FUOPA), de l’artiste Marcel Djabio et du Syndicaliste Marcel Libama de la CONASYSED, et Marc Ona Essangui de l’ONG Brainforest, tous très actifs sur la toile. Une ruée vers les réseaux sociaux loin d’être la chasse gardée de l’opposition. Vivien Amos Péa, patron de l’Union des Jeunes du Parti Démocratique Gabonais (l’UJPDG) répond coup sur coup aux attaques de l’autre bord.

A cela s’ajoute cette nouvelle mode relative à la création de site. Après Daniel Mengara qui a lancé depuis quelques années déjà, « Bongo doit partir », voilà que Jean Ping vient de lui emboiter le pas. Une tribune pour informer le plus grand nombre de ses projets à l’approche de la présidentielle à venir. Même son de cloche au sommet de l’Etat où la Présidence de la République vient de porter sur les fonts baptismaux « Stop Kongossa », un site d’information en ligne pour donner au public l’information vraie et lutter contre la désinformation qui porte atteinte à l’image du Gabon a déclaré Alain Claude Bilié-By-Nzé.

gaboneco.com

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