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La Suisse, ce pauvre petit pays riche !

La Suisse, ce pauvre petit pays riche !

L’économie de la Confédération helvétique vit un rude paradoxe. D’un côté, sa santé est éclatante : grâce à la compétitivité de son industrie pharmaceutique, de son horlogerie, de son négoce des matières premières et de ses services financiers, les réserves en devises de la Banque nationale suisse (BNS) équivalent au produit intérieur brut de la Suisse. Qui dit mieux ?

D’un autre côté, le franc suisse est trop fort et pénalise les autres secteurs. La fin du secret bancaire réduit inexorablement l’attractivité des établissements bancaires locaux et les pousse à comprimer leurs effectifs et à geler les salaires. Le taux de croissance annoncé pour 2017 pourrait atteindre 1,5 %. Comme en 2016. Ce n’est pas vraiment la franche reprise qui permettrait d’effacer les années de crise et de stagnation vécues depuis 2009.

Autre menace : la Suisse n’a pas assez d’immigrés, ce qui va à rebours du sens commun helvétique. Les experts du Crédit suisse ont élaboré cinq scénarios d’immigration, et, dans tous les cas, la croissance de la population active sera au point mort en 2020 parce que les arrivées d’immigrés diminuent. Or ceux-ci contribuent pour un quart à la croissance de la consommation, et la croissance du pays s’en trouvera affectée.

Grandes organisations menacées

Ajoutez à ces nuages noirs le fait que le protectionnisme attendu de l’« America First » de Donald Trump et du Brexit de Theresa May n’annonce rien de bon pour l’économie mondiale. Très hostile au multilatéralisme, le président américain ne risque-t-il pas de mettre à mal un des piliers de la mondialisation qui a son siège à Genève, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ?

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