mardi 20 octobre 2020
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La technologie blockchain pourrait bénéficier à l’Afrique

La technologie blockchain pourrait bénéficier à l’Afrique

La blockchain se développe dans de nombreux pays européens, asiatiques ou encore américains, mais l’un des continents qui pourrait profiter le plus de la technologie blockchain est l’Afrique.

Avec 1,3 milliard d’habitants sur le continent africain, et même si déjà habitués à utiliser des solutions numériques pour les transferts d’argent grâce à la forte pénétration des téléphones mobiles, le nombre de personnes non bancarisées reste néanmoins important. Par exemple, il est estimé que 350 millions de personnes en Afrique Subsaharienne ne serait pas bancarisées, et selon certaines sources cela représenterait les 2/3 de la population subsaharienne. C’est donc toute une partie du monde qui pourrait fortement bénéficier des cryptomonnaies et des avancées de la finance décentralisée, pour une meilleure inclusion socio-économique.

Mais alors que de nombreux projets de monnaies de banque centrale voient le jour un peu partout dans le monde, et que plusieurs grandes institutions s’intéressent de près aux questions réglementaires entourant les crypto-actifs, qu’en est-il du continent africain ?

C’est une question assez vaste et les résultats sont mitigés.

En effet, tous les pays africains ne réagissent pas de la même manière vis-à-vis de ces actifs numériques. Le cabinet d’avocats Backer McKenzie a publié fin 2018 un rapport détaillé concernant la politique de chaque pays africains vis-à-vis des crypto-actifs et des registres distribués.

On y retrouve donc 3 différentes catégories :

  • Les pays interdisant le trading et la possession des cryptomonnaies.
  • Les pays n’ayant pas encore de position claire sur la question, mais qui s’y intéressent de près.
  • Les pays progressistes par rapport à ces nouvelles technologies : la Tunisie, le Sénégal, Maurice ou l’Afrique du Sud par exemple.

Certains ont donc une politique favorable et ont décidé de créer eux-mêmes leurs monnaies virtuelles.

C’est notamment le cas du Sénégal qui a créé le eCFA, ou encore de la Tunisie avec le e-Dinar disponible directement via les bureaux de postes.

La Sierra Leone a même utilisé Agora, une solution basée sur la blockchain à l’occasion du premier tour de l’élection présidentielle afin de vérifier en temps réel les résultats des votes.

En revanche, des pays comme la Tanzanie ont cité ces technologies comme une menace possible à la création de la monnaie commerciale unique (ECO) proposée par l’Afrique.

Mais outre les questions réglementaires et les projets d’Etats, de nombreuses initiatives intéressantes voient aussi le jour !

Par exemple, il existe l’organisation Africa Blockchain Alliance qui créé un réseau d’individus et d’entreprises Afrocentriques hautement motivés et prêts à parier sur l’avenir de l’Afrique.

Un autre projet qui a beaucoup été médiatisé est le projet du chanteur Akon qui souhaite bâtir Akon City, une ville verte de 6 milliards de dollars située au Sénégal à moins d’une heure de route du nouvel aéroport international de Dakar et où toutes les transactions se feraient exclusivement en Akoin, une cryptomonnaie créée par le chanteur lui-même et basée sur la blockchain Stellar !

Enfin, on ne peut pas mentionner la blockchain en Afrique sans parler des initiatives innovantes mises en place par certains protocoles dans certains pays de cette région du monde. C’est notamment le cas de Cardano, qui a signé un mémorandum d’entente avec le ministère des sciences et de la technologie d’Ethiopie afin de développer la technologie blockchain dans le domaine de l’Agriculture.

Avec un besoin élevé de solutions de transfert d’argent rapide et à bas prix, une population jeune et fortement débancarisée, plusieurs initiatives innovantes, et un cadre réglementaire qui se précise dans de nombreux pays, le continent africain pourrait donc profiter de la blockchain et des crypto-actifs pour améliorer son inclusion dans la 4ème révolution industrielle et réduire les problèmes de corruption !

cryptonews

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