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La technologie va bouleverser l’emploi

La technologie va bouleverser l’emploi

Le patron de l’UBS estime que les nouveaux outils informatiques vont entraîner des suppressions de postes dans le secteur.

Le recours aux technologies financières à l’avenir aura des répercussions sur le personnel des établissements bancaires, selon Sergio Ermotti directeur général (CEO) d’UBS. «Nous traverserons une période de transition pendant laquelle certains emplois seront supprimés», a-t-il souligné.

«Les personnes qui se trouvent dans une phase avancée de leur carrière ne seront pas en mesure d’assumer les nouvelles tâches», a-t-il indiqué, à l’occasion du salon SIBOS à Genève. Sergio Ermotti a également précisé que les technologies financières (fintech) permettraient en parallèle la création de nouveaux emplois dans le secteur.

«Intelligence augmentée»
Lors d’une conférence à laquelle participait également Ginni Rometty, directrice-générale d’IBM, le patron de la banque aux trois clés a insisté sur la nécessité d’introduire des nouveaux instruments technologiques, afin notamment de répondre à la complexité de la réglementation. «Sans intelligence artificielle, il nous sera impossible de suivre», a-t-il plaidé.

Les débats ont porté sur «l’intelligence augmentée», concept défendu par Ginni Rometty qui implique des compétences «cognitives» de la part des ordinateurs, via des technologies capables d’apprendre, analyser et intégrer de nouvelles données de manière automatisée.

Les risques de marché et de crédit ne sont plus les principales menaces qui pèsent sur l’industrie bancaire. Les problèmes pouvant survenir au niveau opérationnel prennent le pas sur tout le reste, selon le CEO.

Appel au partenariat

Pour M. Ermotti, les innovations devront donc être déployées principalement dans le back-office, en particulier dans les domaines de la conformité (compliance) et de la cybersécurité.

«Nous devons toutefois faire attention à ne pas devenir une société technologique, malgré notre grand besoin en moyens technologiques», a-t-il averti, laissant entendre que les solutions devraient vraisemblablement être développées via des partenariats.

Dans le domaine de la cybersécurité, le patron d’UBS en appelle à un échange d’expériences entre établissements, afin d’éviter à l’industrie de répéter certaines erreurs. «Il faut également éviter de stigmatiser les banques (dont la sécurité a été compromise) car cela n’aide en rien la prochaine qui fera l’objet d’une attaque.» (ats/nxp)

24heures.ch

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