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L’affaire Med Paper suscite une nouvelle crise de confiance…

L’affaire Med Paper suscite une nouvelle crise de confiance…

Dans un communiqué publié le 16 mars 2015, le Conseil Déontologique des Valeurs Mobilières (CDVM), le régulateur du marché financier au Maroc, a fait savoir qu’il avait ouvert une procédure de sanction contre la famille Sefroui, jusqu’ici actionnaire majoritaire reconnu de l’entreprise Med Paper pour n’avoir pas divulgué des informations essentielles au marché.

« Des contrôles menés sur des transactions portant sur les actions Med Paper ont révélé plusieurs cessions effectuées par certains membres de la famille Sefrioui, actionnaire majoritaire de la société, ayant entraîné des franchissements de seuil de participation à la baisse dans le capital de Med Paper (la position globale de la famille Sefrioui est passée de 58% à 27,35% actuellement) », a fait savoir le CDVM qui précise en outre, que ces franchissements n’ont pas fait l’objet de déclarations dans les délais requis, ni auprès de ses services, ni auprès de la Bourse de Casablanca.

Pour les petits porteurs, c’est la faute de trop sur le marché financier marocain, qui n’a toujours pas trouvé de solutions sur les pertes subies par ces petits investisseurs à la suite des difficultés rencontrées par la Compagnie Générale Immobilière. Dans le cas d’espèce, ils reprochent l’absence de circulation d’information, et une situation qui s’apparente à l’abandon par le capitaine, d’un navire en plein naufrage.

« Le plus important, c’est le délit relatif aux votes sciemment falsifiés de toutes les assemblées générales des associés qui avaient eu lieu dans l’intervalle de temps des cessions des actions opérées. Et là c’est un faux sanctionné pénalement par l’emprisonnement selon la loi sur les SA. Par ailleurs, dans cette situation, le lien avec le délit de manipulation du cours est facile à démontrer », font savoir les petits porteurs sur le forum Maroc-Bourse.

Une fois encore le groupe CDG Développement est mis en cause. Présent aussi dans le capital de Med Paper à hauteur de 36,1%, les petits porteurs se demandent pourquoi ce dernier n’a pas donné l’alerte, et comment personne, même les commissaires aux comptes de l’entreprise, n’ont rien fait savoir. Depuis 2009 cependant, l’entreprise a su maintenir l’espoir chez ses investisseurs et, malgré des résultats financier négatif, elle a toujours promis des lendemains meilleurs, via différentes stratégies.

Plusieurs investisseurs eux n’ont pas attendu le chaos et on peut constater que sur une période d’un an, le titre a perdu 33% de sa valeur, dont 43,5% depuis le premier janvier 2015. Ces différentes affaires posent aujourd’hui un problème central, celui de la circulation de l’information sur la Bourse de Casablanca. Un des points de reproche fait à l’endroit du CDVM.

Idriss Linge
agenceecofin.com

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