dimanche 29 novembre 2020
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L’AFRAA revoit à la hausse les pertes des compagnies africaines en 2020

L’AFRAA revoit à la hausse les pertes des compagnies africaines en 2020

En Afrique, les compagnies aériennes devraient enregistrer une perte en revenus de 8,56 milliards $ en 2020, selon la dernière mise à jour de l’AFRAA. L’organisation appelle au soutien financier massif des Etats et à l’application des directives émises par l’OACI pour une relance optimale.

L’Association des compagnies aériennes africaines (AFRAA) revoit à la hausse ses prévisions de pertes en revenus pour les transporteurs du continent. Selon sa 2e étude d’analyse de l’impact de la pandémie de Covid-19 sur l’industrie du transport aérien, rendue publique le 13 juillet 2020, les compagnies africaines devraient perdre $8,56 milliards en 2020. C’est un peu plus que les $8,103 milliards prévus dans la 1re étude publiée le 2 juin 2020, dans laquelle elle soulignait déjà les risques de faillites encourus par certaines compagnies.

Il ressort de l’étude que les revenus passagers des transporteurs africains ont baissé de $0,506 milliard au 1er trimestre 2020, soit 17,3% de moins en glissement annuel. Le manque à gagner a été plus important au 2e trimestre avec $2,740 milliards de pertes, soit 90,2% de moins par rapport à 2019. Pour le seul mois de juin, la capacité offerte par les compagnies africaines, exprimée en sièges-kilomètres disponibles (ASK) a drastiquement diminué de 76,24% en glissement annuel.

« La reprise devrait commencer à partir du milieu du 3e trimestre », estime l’AFRAA. L’organisation planche sur une récupération de 30% du trafic aérien à l’issue de cette période, et 65% à l’issue des 3 derniers mois de l’année.

Pour une relance optimale, l’AFRAA qui regroupe 45 compagnies aériennes prône l’application des directives émises par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Celles-ci comprennent entre autres le port du masque, la distanciation sociale, la désinfection routinière, les tests de dépistage, la sensibilisation ainsi que le suivi des contacts pour isoler efficacement tout voyageur qui pourrait devenir symptomatique et infectieux après son arrivée.

L’organisation exhorte, par ailleurs, les gouvernements africains à envisager des plans de sauvetage qui compensent les pertes importantes, réduisent le fardeau des coûts d’exploitation courants et subventionnent la survie et la reprise de cette industrie, qui soutient 6,2 millions d’emplois et contribue à hauteur de 2,6% au PIB du continent.

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