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L’Afrique perd 50 milliards de dollars par an en raison de flux financiers illicites

L’Afrique perd 50 milliards de dollars par an en raison de flux financiers illicites

KIGALI, 27 octobre (Xinhua) — Les flux financiers illicites qui font perdre à l’Afrique chaque année environ 50 milliards de dollars devraient être une source de préoccupation pour le continent, a déclaré mercredi Claver Gatete, ministre rwandais des Finances et de la planification économique.

En ouvrant le troisième forum annuel de Customer Due Diligence et Corporate Governance organisé par la Banque africaine d’exportation-importation (Afreximbank) à Kigali, M. Gatete a noté que l’accès au financement et au capital était un obstacle majeur à la croissance et au développement économique.

M. Gatete a affirmé qu’au cours des 50 dernières années, l’Afrique a perdu plus de 1.700 milliards de dollars à cause des flux financiers illicites, qui égalaient à peu près à toute l’aide publique au développement reçue par le continent au cours de la même période.

Selon lui, les activités illicites ont des implications importantes pour la croissance et le développement économique et pour la solidité financière des banques et des entreprises, ajoutant qu’elles entravent les activités économiques légitimes, découragent les investissements, créent des soupçons et minent la légitimité du gouvernement.

Le ministre a exhorté les institutions financières africaines, les organismes de réglementation et les gouvernements à travailler ensemble pour mettre en place des mécanismes qui permettraient d’assurer un environnement financier plus sain et d’aider à prévenir les crimes financiers, ainsi que de renforcer la confiance des investisseurs dans le continent africain.

“Les crimes financiers, aggravés par la faible capacité de gouvernance d’entreprise, risquent de faire dérailler l’activité économique légitime et de ralentir le développement des marchés financiers essentiels pour une allocation optimale des capitaux pour soutenir la transformation structurelle des économies africaines aux ressources limitées”, a souligné George Elombi, vice-président exécutif d’Afreximbank en charge de la gouvernance d’entreprise et des services juridiques.

L’Afreximbank se prépare pour lancer une plateforme en ligne sous le nom d’African Customer Due Diligence Repository, destinée à fournir une source centralisée de données nécessaires pour mener des contrôles de crédibilité sur les contreparties africaines, permettant ainsi de diminuer le coût du financement du commerce en Afrique, d’après M. Elombi.

french.xinhuanet

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