samedi 19 septembre 2020
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L’Afrique subsaharienne représente un risque supplémentaire pour les banques marocaines, selon Moody’s

L’Afrique subsaharienne représente un risque supplémentaire pour les banques marocaines, selon Moody’s

Moody’s prédit une baisse de rentabilité dans le secteur bancaire marocain en raison d’une baisse des marges nettes d’intérêt. « Nous prévoyons une réduction des marges d’intérêt nettes, car les revenus bruts d’intérêt diminueront bien plus que les charges sur les dépôts. De plus, nous prévoyons que les perturbations liées aux coronavirus limitent la demande de crédit », a fait savoir l’agence de notation dans une analyse dont l’Agence Ecofin a eu copie.

L’institution pense aussi qu’un facteur qui pèsera sur la rentabilité finale des banques est la hausse des provisions pour créances douteuses notamment en Afrique subsaharienne où le coronavirus à défaut d’avoir provoqué le désastre sanitaire qu’on prédisait, a profondément affecté des économies déjà fragiles qui sortent à peine de programmes de réformes économiques.

« L’exposition croissante des banques marocaines aux pays d’Afrique subsaharienne représente un profil de risques plus élevé que les activités au Maroc. Les crédits aux économies d’Afrique subsaharienne représentaient à fin 2019, près de 17,5% des prêts des trois banques marocaines (Attijariwafa, BMCE Bank of Africa et BCP) notées ayant une présence panafricaine », explique Moody’s.

Un point toutefois sur lequel l’agence de notation et les dirigeants des banques marocaines présentes en Afrique sont d’accord : cette expansion génère de bons revenus. C’est le cas notamment dans l’UEMOA, une zone économique où le trio marocain domine le secteur bancaire, et où les Etats empruntent beaucoup sur le marché local des capitaux avec à la clé, un volume important de revenus d’intérêt non taxés.

La prudence reste donc de mise. « La capacité budgétaire du gouvernement marocain à soutenir les grandes banques est quelque peu limitée, comme l’indique sa faible cote de crédit », selon les éléments d’évaluation de Moody’s. « La taille du système bancaire est relativement élevée, le total des actifs représentant environ 135% du PIB nominal à fin 2019 », font remarquer les experts.

agenceecofin

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