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L’Agence de notation Fitch Ratings devrait diviser par trois les perspectives de croissance de l’Angola

L’Agence de notation Fitch Ratings devrait diviser par trois les perspectives de croissance de l’Angola

Fitch Ratings, pourrait très prochainement diviser par trois, les perspectives de croissance de l’Angola en 2015, les portant de 9,7% initialement prévus dans la loi de finance pour l’année en cours, à seulement 3%, a-t-on appris de l’agence portugaise de presse Lusa, qui cite le directeur en charge de l’analyse des dettes souveraines au sein de l’agence internationale de notation.« La croissance économique sera certainement moins (forte) que prévue en Angola, en raison du recul du secteur pétrolier et des activités non pétrolières qui devraient souffrir des impacts d’un manque de devises (dollars) et de la baisse envisagée des dépenses publiques », aurait fait savoir Carmen Altenkirch selon la même source.

Pour l’instant la dette souveraine angolaise bénéficie de la part de Fitch Ratings, d’une note de BB-, avec perspectives stables. Un statut qui devrait être appelé à évoluer. Toutefois, « cela dépendra de la façon dont le gouvernement décidera de réagir face à la conjoncture qui pèse sur sa principale source de revenu », a confié Mme. Altenkirch.

La situation des prix du pétrole sur le marché international continue d’être assez incertaine, mais de nombreux experts s’attendent déjà à voir les prix maintenus à leurs niveaux actuels jusqu’à la fin 2015. Déjà en 2014, la baisse des prix qui a débuté à la fin juin a entrainé une perte de recettes de l’ordre de 5 milliards $, pour le deuxième producteur d’or noir en Afrique.

Le gouvernement angolais serait déjà en train de préparer la riposte. Selon le Jornal de Negocios portugais, une loi de finance rectificative prenant en compte le baril de pétrole à 40 $ est en cours de préparation, une initiative qui devrait relever d’un réalisme budgétaire, comparé au budget actuel qui tablait sur un baril à 80 $.

En attendant, les Angolais risque de voir leur pouvoir d’achat se réduire face à certains produits de première nécessité, le gouvernement ayant décidé de fixer des quotas sur les importations de denrées comme l’huile de cuisine, le sucre, ou encore le riz, a-t-on appris le 28 janvier 2015 de sources médiatiques locales

Idriss Linge
agenceecofin.com

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