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L’AIE et l’Opep le confirment L’excédent de pétrole perdure

L’AIE et l’Opep le confirment L’excédent de pétrole perdure

Au moment où les cours du brut ne cessent de dégringoler depuis une dizaine de jours, en raison d’une offre excédentaire sur le marché, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) vient de confirmer avoir pompé plus de brut que jamais en octobre dernier.

Dans son rapport mensuel publié hier à Vienne, l’Organisation, qui œuvre depuis septembre dernier à parvenir à un rééquilibrage du marché pétrolier, révèle que les 14 pays membres ont extrait 33,64 millions de barils par jour (mbj) le mois dernier, soit une hausse de 236 000 barils quotidiens sur un mois.

Tous produits pétroliers confondus, la production mondiale a bondi de 970 000 barils par jour sur un mois et de 880 000 sur un an à 96,32 mbj, les pays hors-Opep ayant eux aussi nettement accru leur production en octobre, est-il relevé. Pour le quatrième trimestre, l’Opep table sur une demande mondiale moyenne de 95,31 mbj, toujours nettement inférieure aux niveaux de production constatés.
Dans son rapport publié jeudi dernier, l’Agence internationale de l’énergie (AIE), a fait état, pour sa part, d’une évolution comparable de la production, avec un hausse mondiale de 800 000 barils par jour en octobre à 97,8 mbj.

Elle avait chiffré la production de l’Opep à 33,83 mbj.
Les membres de l’Organisation, faut-il rappeler, se sont mis formellement d’accord en septembre à Alger pour réduire leur production, mais ils doivent encore procéder à la difficile répartition des quotas pays par pays pour tenter de finaliser cette décision lors de leur réunion prévue le 30 novembre à Vienne.

Le ministre de l’Energie, Noureddine Boutarfa, a indiqué, la semaine dernière, qu’il a été décidé que le plafonnement de la production pétrolière prenne effet «à partir de janvier 2017, pour une durée d’une année, avec révision au bout de six mois». Le ministre a souligné, cependant, qu’il faut «attendre la prochaine réunion de l’Opep où les quotas de chaque pays seront arrêtés», ajoutant que «chaque pays réduira en fonction de son volume de production actuel». L’Opep souhaite ramener sa production entre 32,5 et 33 mbj et parvenir à un accord avec d’autres grands producteurs, à commencer par la Russie, qui s’y est dit favorable, pour relancer des cours déprimés par une surabondance d’offre depuis l’été 2014.

Mais contrairement à l’AIE, qui a pronostiqué une forte accélération de la hausse de la production des pays non-Opep en 2017, à cause notamment de la Russie, l’Organisation a indiqué, hier, entrevoir un léger tassement de cette hausse. La production non-Opep, en repli de 780 000 barils par jour cette année à 56,2 mbj, atteindrait ainsi 56,43 mbj l’an prochain, contre 56,54 mbj prévus jusqu’à présent.
L’Opep table sur une demande mondiale de 95,55 mbj en 2017, après 94,4 mbj cette année.

Sur les marchés, après avoir profité d’une hausse générale des cours après l’élection présidentielle américaine, les prix de l’or noir se repliaient sur des fondamentaux inchangés. Hier, vers la fin de la matinée, le baril de brent de la mer du Nord pour livraison en janvier valait 45,44 dollars sur l’InterContinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 40 cents par rapport à la clôture de jeudi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en décembre cédait 57 cents, à 44,09 dollars.

Lyes M.
elwatan

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