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L’Algérie en marche vers l’équilibre de sa balance commerciale

L’Algérie en marche vers l’équilibre de sa balance commerciale
L’Algérie a considérablement assaini ses finances au cours de ces quatre derniers mois. Le pays dont l’économie a été plombée ces dernières années par la chute des prix du pétrole est parvenu à réduire son déficit commercial de 78%.

L’Algérie confirme la baisse de son déficit commercial pour les quatre premiers mois de l’année 2018, qui se chiffre à 856 millions de dollars, contre 3,8 milliards de dollars à la même période, l’an dernier. Cette baisse est de 78%, selon le Centre national de l’informatique et des statistiques (CNIS) sous le contrôle des douanes algériennes. La baisse des déficits est le résultat de la hausse des prix du pétrole combinée à l’instauration d’une politique de réduction des importations adoptée depuis le début de l’année 2017, par les autorités d’Alger.

D’après les données du CNIS algérien, les importations du pays se sont établies à 15,224 milliards de dollars, contre 15,9 milliards de dollars au premier trimestre 2017, soit une baisse de 4,8%. L’Algérie a clôturé l’année 2017 avec un déficit commercial de 11,19 milliards de dollars, contre 17,06 milliards de dollars l’année précédente. Par ailleurs, le CNIS a précisé que de janvier à fin avril 2018, les exportations se sont établies à 14,3 milliards de dollars, contre 12,1 milliards de dollars lors de la même période de l’année précédente, soit une hausse de 18,6%.

Une économie très peu diversifiée

Autre information révélée par les données du CNIS : les recettes algériennes sont fortement dépendantes des hydrocarbures. Elles représentent l’essentiel des ventes algériennes à l’étranger équivalant à 93,7% des exportations. Les exportations hor hydrocarbures restent marginales et se sont établies à 917 millions de dollars au cours des quatre premiers mois de 2018, soit 6,3% des exportations globales. Ces dernières ont toutefois augmenté de 31,7% par rapport à la même période de 2017.

Les exportations algériennes hors hydrocarbures sont constituées essentiellement de biens alimentaires, des produits bruts, des biens d’équipements industriels et des biens de consommation non alimentaires. Les divers échanges ont été faits avec les partenaires commerciaux classiques. En tête, on retrouve l’Italie qui a maintenu sa place de premier client de l’Algérie, talonné de près par l’Espagne, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Du côté des fournisseurs de l’Algérie, on retrouve en tête la Chine, suivie de la France, de l’Italie, de l’Espagne et de l’Allemagne.

Maimouna Dia
afrique.latribune 

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