Accueil / Mines & Energies / L’Algérie s’attend à une hausse de ses exportations en hydrocarbures de 11% à fin 2016 (Pdg de Sonatrach)

L’Algérie s’attend à une hausse de ses exportations en hydrocarbures de 11% à fin 2016 (Pdg de Sonatrach)

L’Algérie s’attend à une hausse de ses exportations en hydrocarbures de 11% à fin 2016 (Pdg de Sonatrach)
Fort de 154 filiales et participations, Sonatrach passe pour la première entreprise d’Afrique. En faisant recours au marché financier international, la vache nourricière de l’Algérie brise un consensus. Jusque-là les héritiers de la révolution ont évité l’endettement.

Les exportations algérienne en hydrocarbures passeront de 98 millions de tonnes équivalent pétrole (TPE) en 2015 à 119 millions à fin 2016, ce qui représente une hausse de 11%, a indiqué mercredi à Alger le PDG du groupe gazier et pétrolier Sonatrach, Amine Mazouzi.
“Cet accroissement reflète d’abord une augmentation de notre production primaire d’hydrocarbures à partir du deuxième semestre 2016″, a fait savoir M. Mazouzi lors de la cérémonie de signature entre Sonatrach et le groupe japonais JGC d’un contrat de réalisation d’installations de séparation et de compression de gaz à Hassi R’mel, dans le sud algérien.

La production de Sonatrach en pétrole brut est passée à 1,135 million de barils/jour (bpj) à partir de novembre 2016 contre une production moyenne de 1,051 million bpj sur l’année 2015 et 1,056 million de barils/jour au 1er semestre 2016.
Concernant les exportations de l’Algérie en gaz naturel, elles ont augmenté de 25% au cours des dix premiers mois de l’année 2016 par rapport à la même période de l’année 2016, a encore souligné le responsable de Sonatrach.
Lors de la rencontre de l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole (OPEP) tenue le 30 novembre dernier à Vienne (Autriche) pour réduire la production du cartel afin de faire remonter les prix, il a été convenu que l’Algérie baisse sa production de 50.000 bpj pour atteindre un niveau de 1,039 millions de bpj en janvier 2017.
Le 3 septembre dernier, la compagnie algérienne avait annoncé avoir exporté lors des huit premiers mois de 2016 moins de pétrole brut comparativement à la même période une année auparavant.

Dans un communiqué, elle expliquait ce recul des exportations de 8% par l’orientation de ce produit vers les besoins de raffineries du pays.
Mais si les quantités de pétrole brut destinées à l’export avaient été revues à la baisse jusqu’ à fin août 2016, celles des hydrocarbures (tous produits confondus) avaient enregistré une hausse de 8%, précisait la même source.
Les hydrocarbures représentent 96% des exportations algériennes. La baisse conjuguée des quantités vendues et des prix à l’international ont lourdement affecté l’économie du pays qui a vu ses rentrées en devises passer de 60,304 milliards de dollars américains en 2014 contre 35,724 milliards de dollars américains en 2015.
Durant les dix premiers mois de l’année en cours, ces revenus ont été de 21,32 milliards de dollars contre 28,08 milliards de dollars par rapport à la même période de 2015.
Et pour cause, de juin 2014 à nos jours, le cours du pétrole Brent est tombé de 115 à autour de 50 dollars le baril, en enregistrant son niveau le plus bas le 20 janvier dernier à 27 dollars le baril.

maghrebemergent.com

Aller en haut