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L’Américain OPIC prête 250 millions $ au Mauricien Bayport Management

L’Américain OPIC prête 250 millions $ au Mauricien Bayport Management

Le conseil d’administration de l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC), l’institution américaine de financement du développement, a validé l’octroi d’un prêt de 250 millions $ à Bayport Management Limited, une holding financière, qui figure aux premières places des institutions accordant des micro-prêts non garantis en Afrique.

L’argent devrait permettre à Bayport de financer l’expansion de ses activités dans les neuf pays d’Afrique (Botswana, Ghana, Afrique du sud, Mozambique, Tanzanie, Ouganda et Zambie) et d’Amérique Latine (Mexique et Colombie) où elle est présente. Les secteurs visés par ces prêts sont l’éducation, la santé, les logements et le développement des PME.

C’est une nouvelle réussite pour cette entreprise du Stock Exchange of Mauritius (marché financier de l’Île Maurice). Rappelons que depuis avril 2015, elle compte parmi ses actionnaires, la toute puissante Public Investment Corporation (PIC), l’organisme qui gère les retraites des fonctionnaires sud-africains pour une valeur globale de 150 milliards $. On retrouve dans ce tour de table, d’autres acteurs de poids comme Ab Kinnevick, une firme d’investissement cotée sur le marché financier suédois avec 9 milliards $ de capitalisation boursière, et Helios Investment Partners, un véhicule d’investissement focalisé sur l’Afrique avec près de 3 milliards $ d’actifs sous sa gestion.

Pour l’OPIC, ce financement entre dans le cadre de ses missions principales. Cet argent contribuera à soutenir le développement des populations et zones exclues des modes de financement classique dans les pays concernés. BML quant à elle, s’offre ainsi l’occasion de redresser la barre du point de vue de ses performances financières.

Ses résultats financiers pour le compte du premier trimestre 2015 font ressortir de performances mitigées, avec un produit net bancaire de 43,6 millions $, en recul comparé au 48,2 millions $ générés sur la période équivalente en 2014. De même le volume des avances brutes accordées par la holding a diminué sur la période. Elles étaient de 864,6 millions $ à la fin décembre 2014, et sont maintenant à 823,3 millions $ à la fin mars 2015. Le premier trimestre s’est cependant achevé sur un bénéfice net de 15 million $ en partie grâce une hausse des gains de change.

Idriss Linge
agenceecofin.com

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