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L’américain Symantec cède sa filiale Veritas pour 8 milliards de dollars

L’américain Symantec cède sa filiale Veritas pour 8 milliards de dollars

L’éditeur de logiciels veut se recentrer sur son cœur de métier : la cybersécurité.

C’est le plus gros LBO (« leverage buy-out », rachat par endettement) de l’année aux Etats-Unis. Le spécialiste de la sécurité informatique Symantec a annoncé mardi la vente de sa filiale Veritas à un consortium d’investisseurs emmené par le fonds Carlyle, associé à GIC, le fonds souverain de Singapour.

La transaction, qui devrait être finalisée le 1er janvier 2016, s’élève à 8 milliards de dollars, dont 6,3 milliards en cash. Symantec avait acheté Veritas en 2005 pour 13,5 milliards. La filiale, spécialisée dans la gestion et l’archivage de données, mais aussi leur récupération en cas de problèmes, pèse 2,5 milliard de dollars, soit un peu plus d’un tiers du chiffre d’affaires du groupe.

Une scission attendue

Cette opération n’est pas une surprise. Les deux parties discutent depuis plusieurs mois. Symantec, l’éditeur du célèbre antivirus Norton, avait annoncé en octobre 2014 son intention de se scinder en deux, avec d’un côté l’activité historique de sécurité informatique et de l’autre Veritas. Outre une cession, le groupe réfléchissait également à la cotation en Bourse de sa filiale. « Cette transaction renforce notre situation financière et ouvre la voie à un plus grand développement dans notre activité sécurité », a commenté Michael A. Brown, le pdg de Symantec.

Alors que le titre a baissé de plus de 10 % depuis le début de l’année à Wall Street, le groupe utilisera une partie du cash pour rémunérer ses actionnaires, avec une rallonge de 1,5 milliard au programme de rachat d’actions actuel. L’argent permettra surtout à Symantec de relancer les acquisitions pour trouver de nouveaux relais de croissance sur le marché de la cybersécurité. Alors que les affaires de piratage informatique font régulièrement la une des journaux, l’éditeur californien est en perte de vitesse depuis quelques années.

En témoignent les résultats financiers publiés mardi : le chiffre d’affaires a reculé de 14 % sur le trimestre, à 1,5 milliard de dollars (stable à taux de change constants), et le bénéfice net a été divisé par deux à 117 millions de dollars. Délesté de Veritas, Symantec espère pouvoir rebondir et retrouver rapidement le chemin de la croissance.

Romain Gueugneau
lesechos.fr

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