Accueil / International / Le « spread » français au plus bas depuis novembre

Le « spread » français au plus bas depuis novembre

Le « spread » français au plus bas depuis novembre

L’effet Macron et le recul du populisme en Italie bénéficient à la dette française. L’écart entre les taux français et allemand à 10 ans est au plus bas depuis le mois de novembre.

« L’effet Macron » continue de jouer à plein sur le marché obligataire. Le « spread » – qui mesure l’écart de taux – entre les obligations françaises et allemandes à 10 ans est tombé en dessous des 35 points mardi, ce qui représente son niveau normal. Celui auquel il se situait en novembre dernier, juste avant que, l’hypothèse, même fragile, d’une victoire du Front National ne fasse bondir la prime de risque française, jusqu’à 84 points en févrie r, au plus fort des craintes sur un « Frexit ».

Le retour des investisseurs japonais

L’élection d’Emmanuel Macron à la présidentielle, et la promesse qu’il soit soutenu par une large majorité à l’Assemblée nationale a considérablement rassuré les investisseurs. Notamment les Japonais, réputés très prudents, qui avaient cédé leurs obligations d’Etat françaises depuis l’automne, et qui se montrent désormais plus confiants . Ils ont cessé de se délester massivement de leurs titres français après le premier tour de la présidentielle et sont probablement redevenus acheteurs en mai, selon des analystes.

Le recul du populisme en Italie

Ce retour de la confiance dépasse la seule situation française. Le risque politique est en train de s’affaiblir dans toute l’Europe. Après la défaite des partis populistes en Autriche, aux Pays-Bas et en France, la dernière menace semble s’éloigner. En Italie, le Mouvement 5 étoiles, est en effet en recul. Le parti populiste mené par Beppe Grillo a réalisé de très mauvais scores dans les grandes villes lors des municipales de dimanche dernier. De quoi faire planer un sérieux doute sur sa réussite lors des futures élections législatives, et donc sa capacité à former un gouvernement. Un échec qui a rassuré les marchés. Le taux italien à 10 ans est même passé sous 2 %, un plus bas depuis janvier 2017.

Guillaume Benoit
lesechos

Aller en haut