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Le baril de pétrole des pays de l’OPEP descend sous la barre des 30 $, une première…

Le baril de pétrole des pays de l’OPEP descend sous la barre des 30 $, une première…

Le baril de pétrole des pays de l’OPEP descend sous la barre des 30 $, une première depuis 2004

Dans un communiqué publié sur son site internet, l’Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole qui livre près de 40% du pétrole brut mondial, a fait savoir que le prix du baril des 13 types de pétrole brut qui constitue son panier de référence, a atteint 29,71 $ le 6 janvier 2015, une première sous la barre des 30 $, depuis 2004.

Rappelons que dans ce panier de référence, on retrouve les pétroles des pays comme le Nigéria (première économie d’Afrique), l’Angola (troisième économie d’Afrique) et l’Algérie, dont les économies sont déjà fortement éprouvées par la baisse des prix du baril de pétrole, et qui, malheureusement, n’ont pas, comme l’Arabie Saoudite, 627 milliards $ de réserves de change.

De l’avis des spécialistes, les prix ont été précipités cette semaine vers le bas, à la suite des incertitudes qui planent désormais sur la capacité de la Chine à apporter, sur le court-terme, une réponse efficace à la crise qui frappe ses marchés financiers, signe d’un repli de sa dynamique économique. Aussi l’Arabie Saoudite en tête, l’OPEP s’est refusé à réduire sa production afin de permettre une remontée des cours.

Une des logiques attribuées de cette position est la volonté de contenir la montée concurrentielle sur les marchés, du pétrole de schiste, produit par les États-Unis, et la Russie. De l’avis pourtant de certains observateurs du secteur pétrolier, la stratégie a eu un succès mitigé. Si la production américaine s’est repliée de 4,1% avec le repli des cours, les pays membres de l’OPEP eux ont déjà perdu jusqu’à 500 milliards $ de revenus potentiels.

Difficile aujourd’hui de savoir si les pays africains ou encore d’Amérique latine, comme le Venezuela, presque déjà à genoux, continueront de suivre une telle stratégie. Des observateurs avaient anticipé une remontée des cours, à la suite de la crise politique qui oppose Chiites et Sunnites au Moyen-Orient. Il est désormais clair que la production pétrolière n’est pas concernée.

Idriss Linge
agenceecofin.com

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