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Le bénéfice de SoftBank Group s’envole

Le bénéfice de SoftBank Group s’envole

Le géant japonais des télécommunications annonce un bond de 80% sur un an de son bénéfice net au premier semestre, aidé par divers facteurs exceptionnels.

Au terme des mois d’avril à septembre, le bénéfice net du groupe du milliardaire Masayoshi Son a atteint 766,25 milliards de yens (7,1 milliards de francs), plus élevé que son bénéfice opérationnel qui s’est apprécié de seulement 3,5% à 653,9 milliards de yens.

Durant les mois passés en revue, le chiffre d’affaires a légèrement diminué (-0,2%) à 4271,8 milliards de yens, en raison des variations des cours des monnaies sur les activités hors du Japon (opérateur Sprint aux Etats-Unis notamment), ce qui a masqué la progression des revenus issus des activités mobiles dans l’archipel ainsi que du portail Yahoo ! Japan.

Les diverses activités de télécommunications au Japon ont affiché des recettes en hausse de 3,1% et un bénéfice opérationnel en progression de 9,4% représentant 70% du gain d’exploitation du groupe.

Sprint «sur le bon chemin»

SoftBank se félicite par ailleurs d’une amélioration des comptes de Sprint, troisième prestataire de services cellulaires aux Etats-Unis racheté au prix fort il y a trois ans et difficile à redresser, de l’aveu même de M. Son. Mais ce dernier assure ces derniers temps qu’il entrevoit le bout du tunnel et que Sprint est sur le bon chemin.

Sur les instructions du grand patron, la direction de Sprint s’escrime à élever la valeur de son portefeuille de clients en augmentant la part des abonnés au forfait mensuel et diminuant celle des formules prépayées sans engagement.

SoftBank a par ailleurs commencé d’intégrer dans ses calculs l’apport du concepteur britannique de semi-conducteurs ARM racheté durant le semestre pour 24,3 milliards de livres, pariant sur une demande énorme de puces électroniques à intégrer dans une multitude d’objets du quotidien.

Le concurrent de NTT et KDDI a enfin tenu compte dans ses résultats de la cession de parts détenues dans le mastodonte chinois de la vente en ligne Alibaba et de diverses autres transactions avec des filiales, ainsi que de gains de change liés aux variations des monnaies entre le moment où des entités du groupe ont contracté des prêts et celui où elles remboursent.

Le groupe n’a pas donné de prévisions de résultats annuels, arguant comme à chaque fois d’inconnues sur ses diverses activités.

(ats/nxp)
tdg.ch

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