mardi 01 décembre 2020
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Le Bénin et le Burkina-Faso s’outillent contre la cybercriminalité

Le Bénin et le Burkina-Faso s’outillent contre la cybercriminalité

Une soixantaine de cadres des deux pays, experts en cybercriminalité, fonctionnaires de police et magistrats participent du 15 au 17 juillet à un atelier sur la protection des données. Cette formation s’inscrit dans le cadre du projet « Action Globale sur la Cybercriminalité Elargie (GLACY+) » de l’Union européenne (UE) et du Conseil de l’Europe.

GLACY+ vise à renforcer les capacités des Etats du monde entier à appliquer la législation sur la cybercriminalité, les preuves électroniques et à améliorer leurs capacités à coopérer efficacement au niveau international dans ce domaine. Depuis 2013 qu’il est mis en œuvre, le projet œuvre à la promotion de la législation, des politiques et des stratégies cohérentes en matière de cybercriminalité.

De même, il s’attèle au renforcement de capacités des autorités de police à enquêter sur la cybercriminalité. Et à l’application de la législation, la poursuite et le jugement des affaires de cybercriminalité, de preuves électroniques et à l’engagement des Etats dans une coopération internationale efficace. Depuis 45 ans qu’elle existe, la cybercriminalité est progressivement devenue l’un des plus grands défis des systèmes de la justice pénale.

Confiance du numérique

Alors que le cyberespace offre une plateforme de développement des technologies et de création de richesse, sa fréquentation contient de plus en plus de risques. Plus les informations sont stockées dans le cloud, davantage elles sont exposées à des vols et toutes autres formes de criminalité numérique. « La cybercriminalité diminue la confiance sur Internet et représente une menace sérieuse pour les droits fondamentaux de l’individu, l’Etat de droit », déplore Ruben Alba Aguilera, chef de coopération à la délégation de l’Union européenne au Bénin.

L’atelier sur la protection des données qui se déroule en ligne, accueille 30 participants du Bénin et 25 du Burkina-Faso. Ils seront d’une part outillés sur les instruments juridiques internationaux, les droits fondamentaux de l’Homme et les bonnes pratiques et d’autre part, sur l’investigation numérique. « Le développement du numérique passe par la confiance des utilisateurs du numérique », réitère Ouanilo Medegan Fagla, Directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI-Bénin).

cio-mag

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