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Le Botswana perd son champion minier, BLC Limited

Le Botswana perd son champion minier, BLC Limited

8 mois après sa mise en liquidation provisoire, le gouvernement du Botswana n’a pas pu trouver un acheteur pour la BCL Limited. Du coup, le liquidateur chargé de la procédure opérera à la vente des actifs de la plus ancienne et plus grande entreprise minière du pays…

Le Botswana échoue à garder en vie son opérateur minier spécialisé dans l’extraction du nickel et du cuivre. En effet, BLC Limited, qui croule sous les dettes, sera finalement liquidé actif par actif après que toutes les tentatives pour lui trouver un repreneur ont échoué.

L’entreprise a été placée sous une liquidation provisoire en octobre 2016 après que le gouvernement Botswanais ait déclaré qu’il ne pouvait pas se permettre de payer 7 milliards de pula (685 millions de dollars) nécessaires pour maintenir l’entreprise en vie. A partir de ce moment, le gouvernement s’est inscrit dans une véritable course contre la montre pour lui trouver un repreneur viable. “Notre première priorité est d’essayer de vendre BCL, mais si cela échoue, nous allons vendre les actifs de l’entreprise, y compris la fonderie et les mine, séparément”, a déclaré à la presse Nigel Dixon-Warren le liquidateur de KMPG qui accompagne le processus.

Pourtant, l’entreprise ne manque pas d’attractivité. Elle est la minière de cuivre la plus ancienne et la plus grande du Botswana. Seulement la chute des prix des matières premières, de la baisse de la qualité de ses minerais et l’incapacité d’investir pour creuser des mines plus profondes pour maintenir l’extraction ont eu raison de l’entreprise. Ses créanciers lui devaient environ un milliard de pula (soit environ une centaine de millions de dollars) lorsqu’elle a été placée sous une liquidation provisoire.

Selon le liquidateur, l’entreprise aurait pu trouver un repreneur si le procès l’opposant à l’opérateur russe Norilsk Nickel n’avait pas eu lieu. BLC limited avait perdu un procès qui lui a couté 271 millions de dollars après avoir manqué un engagement d’acheter 50 % d’une mine de nickel en Afrique du sud. En plus, sa mine Tati Nickel de BCL, qu’elle a achetée à Norilsk, a suscité un vif intérêt des investisseurs. D’ailleurs, la Cour Supérieur du Botswana avait prolongé la durée de la liquidation provisoire concernant la mine de Tati de six mois pour permettre la conclusion d’un accord avec un acheteur anonyme.

La Tribune Afrique

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