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Le Brexit fait bondir l’or à son plus haut niveau depuis deux ans

Le Brexit fait bondir l’or à son plus haut niveau depuis deux ans

Au petit matin, alors que les dépouillements commençaient à pencher en faveur du “Brexit” (pour “British Exit”), le cours de l’once de métal jaune est monté jusqu’à 1.359,08 dollars, avant de s’installer autour de 1.320 dollars.

Le Brexit, bon pour le métal jaune ? L’or a en effet bondi vendredi dans le sillage de la victoire des partisans d’une sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), alors que la livre britannique, elle, a dévissé à 1,3305 dollar, après avoir flirté avec son plus bas niveau depuis trente ans, d’après les annales de l’agence financière Bloomberg.

Précisément, vers 5h50, heure de Paris, au moment où les dépouillements commençaient à pencher en faveur du “Brexit” (pour “British Exit”), le cours de l’once de métal jaune est monté jusqu’à 1.359,08 dollars, son niveau le plus fort depuis le 19 mars 2014, soit un bond d’environ 8% par rapport au début des échanges asiatiques, avant de s’installer autour de 1.320 dollars.

“Après avoir dépassé les 1.350 dollars dans les échanges asiatiques, l’or est désormais en train de consolider ses gains autour des 1.320 dollars”, a relevé Jameel Ahmad, analyste chez FXTM.

Vers 9h50, l’once valait 1.308,80 dollars, retrouvant ainsi ses niveaux d’il y a huit jours.

L’or renoue avec son statut de valeur-refuge

“L’or s’envole alors que les investisseurs se ruent vers la sécurité relative” que représente le métal jaune à leurs yeux, a expliqué Joe Rundle, courtier chez ETX Capital.

Valeur refuge par excellence, l’or était soutenu vendredi par les incertitudes économiques et politique au Royaume-Uni et leurs répercussions sur la reprise mondiale après la décision des Britanniques de sortir de l’UE au terme d’un référendum très disputé.

“Sur les marchés, les actifs risqués sont clairement susceptibles de souffrir initialement, ce qui est déjà le cas. Pendant ce temps, les matières premières industrielles pourraient s’affaiblir tandis que l’or va probablement profiter davantage” de la situation, ont commenté les analystes de Capital Economics. Selon Jameel Ahmad, si l’aversion au risque se répand sur les marchés financiers comme prévu dans le sillage de la baisse d’appétit pour le risque chez les investisseurs, l’or pourrait continuer à être soutenu en vertu de son statut de valeur refuge.

Jusqu’à présent, le cours du métal jaune n’avait cessé de chuter depuis début 2013, où il était passé sous la barre des 1.400 dollars l’once. Et peine, depuis, à retrouver la valeur qu’il avait à l’époque.

afp/latribune.fr

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