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Le Burkina Faso tourné vers le mix énergétique à travers la Semaine des énergies renouvelables d’Afrique

Le Burkina Faso tourné vers le mix énergétique à travers la Semaine des énergies renouvelables d’Afrique

Le Burkina Faso résolument engagé vers le mix énergétique ces dernières années, va accueillir du 2 au 7 mai à Ouagadougou, la Semaine des énergies et énergies renouvelables d’Afrique (SEERA), a annoncé mardi à Xinhua le comité national d’organisation.

La manifestation se déroulera sous le thème “Promotion du mix énergétique et de l’efficacité énergétique pour un accès durable à l’énergie pour tous”.

La SEERA comprend les Journées de promotion des économies d’énergies (JPEE), le Salon international des énergies renouvelables de Ouagadougou (SIERO), le Forum régional des énergies renouvelables (FORER), les Journées gaz et pétrole liquéfié (J/GPL).

Elle comprend également les activités de l’Association burkinabè des acteurs et professionnels de l’efficacité énergétique (ABAPEE), les activités de l’Association des professionnels des énergies renouvelables (APER) et du Centre d’investissement durable (CID), structure locale de l’Institut euro-africain de droit économique (INEADEC).

Selon le directeur général de l’efficacité énergétique, Ousmane Coulibaly, les réflexions menées en vue de trouver des solutions durables à la problématique de la demande en énergie ont démontré que les investissements en capacité de production doivent nécessairement être accompagnés d’une politique de consommation rationnelle de l’énergie dans tous les secteurs d’activités socio-économiques.

Ainsi, dans le cadre de la mise en œuvre de son Plan national de développement économique et social (PNDES 2016-2020), le Burkina Faso fait donc du secteur de l’énergie un des piliers de son développement économique et social, a-t-il dit.

M. Coulibaly a cité la réalisation de nombreux projets inscrits dans ce référentiel qui permettra entre autres, à terme de porter la production totale installée à 1.000 mw, de porter le taux de couverture national à 85%, de baisser le coût du kwh et d’avoir une disponibilité permanente en quantité et en qualité des hydrocarbures sur toute l’étendue du territoire.

“L’Etat burkinabè a pris la ferme résolution de donner une nouvelle orientation à la politique énergétique du pays”, a-t-il dit. Cette nouvelle politique vise à “rendre l’énergie accessible et disponible” à travers, entre autres, le mix énergétique grâce à l’augmentation de la part des énergies renouvelables dans la production, la promotion de l’efficacité énergétique et le renforcement du parc de production d’énergies conventionnelles, a-t-il rappelé.

Le Parlement burkinabè a voté, jeudi dernier, à l’unanimité, une loi consacrant la libéralisation du secteur de l’énergie, autorisant ainsi les sociétés privées à s’investir dans la production et la vente de l’électricité pour faire face au déficit énergétique dans un pays où le taux de couverture en électricité est de 19%.

La nouvelle loi sur l’énergie consacre, notamment la suppression de la segmentation permettant l’installation de producteurs indépendants d’électricité sur l’ensemble du territoire national, la possibilité pour les clients de s’approvisionner en électricité auprès des fournisseurs de leur choix.

“Le gouvernement a pris la ferme résolution de donner une nouvelle orientation à la politique énergétique au Burkina Faso à travers une transition claire vers les énergies renouvelables en vue d’inverser la tendance”, a expliqué devant le Parlement, le ministre de l’Energie, Alfa Oumar Dissa. F

Source: Agence de presse Xinhua

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