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Le Cac 40 a chuté jusqu’à presque 3% en séance, -10% sur octobre

Le Cac 40 a chuté jusqu’à presque 3% en séance, -10% sur octobre

La Bourse de Paris, tombée sous 4.900 points en séance, clôture cette dernière séance de la semaine en baisse, plombée par les nombreux « warnings » dans l’automobile, dont un nouvel avertissement sur les résultats de Valeo, qui chute de plus de 20%. Plombée aussi par la chute des géants de la « tech » américaine. Amazon dévisse de 9%.

Une seule valeur du Cac 40(Carrefour) est en hausse sur octobre, pourtant, historiquement, l’un des meilleurs mois. L’indice vedette parisien finit en baisse de 1,29%, à 4.967,37 points, après avoir chuté jusqu’à presque 3% en séance (point bas à 4.896,80 points), affichant désormais une dégringolade de plus de 10% depuis sa clôture de fin septembre à presque 5.500 points. Comme le S&P 500 à Wall Street, le Cac 40 est en zone de correction, sur fond de ralentissement de l’économie mondiale visible dans les comptes des entreprises.

De part et d’autre de l’Atlantique, la nouvelle salve de publications trimestrielles d’entreprises a fait voir rouge aux investisseurs. Les « warnings » dans le secteur de l’automobile ont été légion entre hier soir et aujourd’hui : ValeoVolvo Cars et le fabricant de ceintures de sécurité Autoliv en Europe, Goodyear aux Etats-Unis.

C’est ainsi que Valeo plonge de plus de 20% sur le Cac 40. L’équipementier automobile a de nouveau averti sur ses prévisions 2018, l’impact des nouvelles normes anti-pollution et le ralentissement du marché automobile chinois risquant de continuer de peser au quatrième trimestre.

Séance cauchemardesque aussi pour les géants de « tech » américaine, poids lourds de la cote mondiale, après qu’Amazon et Alphabet ont déçu les investisseurs au moment de publier leurs comptes du troisième trimestre.

Amazon a publié un chiffre d’affaires inférieur aux attentes et ses ambitions pour la fin de l’année, que ce soit en termes de facturations ou de bénéfices, sont, elles aussi, en deçà des anticipations des analystes. Du coup, le géant du commerce en ligne chute de 9% à New York, perdant du même coup son titre de deuxième capitalisation mondiale derrière Apple au profit de Microsoft. Alphabet, qui a également raté le consensus au troisième trimestre, dévisse pour sa part de 4%. Sur le segment technologique, on notera aussi la dégringolade de 15% de Snap après l’annonce d’une nouvelle baisse de son nombre d’utilisateurs actifs au quotidien.

La croissance américaine reste solide, mais…

L’économie américaine a ralenti un peu moins que prévu au troisième trimestre, avec une croissance de 3,5% en rythme annualisé au troisième trimestre (+3,3% attendu par le consensus Bloomberg), selon la première estimation du Département du commerce, contre 4,2% trois mois plus tôt.

Les dépenses de consommation ont légèrement accéléré à 4%, après 3,8%, mais la croissance des investissements des entreprises a nettement ralenti (+0,8% après 8,7%). Pour Michael Pearce, chef économiste Etats-Unis chez Capital Economics, les mesures fiscales permettent pour l’instant au PIB de rester solide, mais ces chiffres « renforcent notre sentiment que les resserrements successifs des conditions monétaires commencent à peser. L’année prochaine, lorsque le coup de boost des incitations fiscales se sera estompé et que l’impact retardé des hausses des taux commencera à se faire sentir plus fortement, la croissance du PIB devrait passer sous son potentiel de 2% ».

lesechos

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