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Le Cac 40 de nouveau à l’arrêt, comme l’économie américaine

Le Cac 40 de nouveau à l’arrêt, comme l’économie américaine

Pour la quatrième séance d’affilée, le Cac 40 affiche une faible variation de – 0,08 % à la clôture, à 5.267,33 points. La faiblesse de la croissance en France et aux Etats-Unis n’a pas incité aux prises de risques. Les publications de résultats d’entreprises ont été bien accueillies, comme en attestent les hausses de Renault, Eramet ou Teleperformance.

 

Poussif. C’est l’adjectif du jour. Il permet à la fois de qualifier la croissance en France au premier trimestre, celle des Etats-Unis et la hausse des marchés financiers. Dans les deux premiers cas, il ne s’agit pas vraiment d’une surprise. Dans l’Hexagone, la croissance économique, freinée par les mauvais résultats sur le front du commerce extérieur, a ralenti à 0,3 % sur les trois premiers mois de l’année, soit moins que la progression de 0,5% du dernier trimestre 2016 et celle de 0,4 % anticipée par le consensus. Si d’un avis quasi unanime, ce chiffre est qualifié de décevant, il n’a pas eu d’effet sur les places boursières européennes, trop occupées à décortiquer une nouvelle salve de résultats d’entreprises.

Des publications de résultats (très) bien accueillies

A la clôture, Renault, au sein du Cac 40, Eramet et Teleperformance, au SRD, gagnent respectivement 3,69 %, 17,92 % et 7,75 %. Le constructeur automobile a profité de la hausse des volumes, qui s’est logiquement traduite par une amélioration du chiffre d’affaires. A cela, il faut ajouter les augmentations de prix, un effet devise positif et des ventes aux partenaires en progression. Au final, le chiffre d’affaires a bondi de 25,2 % sur les trois premiers mois de 2017, à 13,13 milliards d’euros, dépassant les attentes. Pour l’ensemble de l’exercice, Renault revoit légèrement à la hausse ses prévisions de marché, en particulier en Russie.

Egalement meilleur que prévu, le chiffre d’affaires trimestriel du numéro un mondial des centres d’appels Teleperformance a atteint 1,06 milliard d’euros (+ 11,7 % à données comparables). Quant à Eramet, il a profité de la remontée des prix du nickel et enregistré, sur la période, une hausse de 28 % de ses facturations

Le laboratoire Sanofi a lui aussi dépassé les attentes à fin mars, avec des revenus en hausse de 8,6 % grâce à la branche de médecine de spécialités de sa filiale américaine Genzyme et à la santé grand public. Mais, en Bourse, l’accueil est plus mesuré puisque le titre prend 0,74 %.

TF1 est en forte progression après son retour aux bénéfices et des recettes publicitaires en augmentation de 2,5% au premier trimestre. Egalement en hausse, Zodiac Aerospace n’est pas été affecté par son nouvel avertissement sur résultat. Le marché semble davantage spéculer sur l’avenir du groupe après l’annonce du départ du directeur général Olivier Zarrouati au profit de l’ex-PDG de Faurecia Yann Delabrière. Les discussions avec Safran se poursuivent officiellement mais un plan B est clairement à l’étude. En revanche, Gemalto chute après un troisième « profit warning ».

La malédiction du premier trimestre

Aux Etats-Unis, General Motors et ExxonMobil sont en petite hausse après leurs comptes trimestriels, mais ce que le marché retient avant tout c’est la faiblesse de la croissance du pays. Le PIB n’a progressé que de 0,7 % en rythme annualisé au premier trimestre 2017, soit bien moins qu’au trimestre précédent (+ 2,1 %) et moins que ce qu’attendaient les économistes (+ 1 % en moyenne). Surtout, cette performance est la plus faible enregistrée depuis trois ans. L’annonce tombe au plus mauvais moment pour le président américain qui s’apprête à fêter ses 100 jours à la Maison Blanche. Il n’a d’ailleurs pas réagi, lui qui est pourtant toujours prêt à tweeter. Le coup d’arrêt à la croissance s’explique principalement par le ralentissement de la consommation des ménages. A 0,3 %, elle connaît sa plus faible progression depuis la fin 2009. La « malédiction du premier trimestre », comme l’appellent certains économistes, s’est donc poursuivie mais les experts tablent sur un redémarrage de l’économie au printemps, avec une croissance attendue entre 3 % et 4 %.

A la clôture, les marchés financiers sont autour de l’équilibre. A Paris, le Cac 40 cède symboliquement 0,08 %, à 5.267,33 points, dans un volume d’échanges de 4,5 milliards d’euros. Avec un gain de 2,83 % en avril, il aligne un troisième mois de hausse d’affilée, et prend 8,33 % depuis le 1er janvier. A Londres, le Footsie recule de 0,46 %, le Dax à Francfort 0,05 % et le Dow Jones à New York lâche 0,15 %.

 

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