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Le Cac 40 entre pétrole et emploi privé américain

Le Cac 40 entre pétrole et emploi privé américain
photo AFP

La Bourse de Paris reste abonnée à l’équilibre, partagée entre la fermeté des cours du pétrole, l’attente des créations d’emplois dans le privé aux Etats-Unis et la prochaine rencontre entre Xi Jinping et Donald Trump.

 

La Bourse de Paris reste d’humeur prudente, partagée entre le rebond du pétrole, l’attente des chiffres de l’emploi privé américain et l’approche de la visite du président chinois Xi Jinping aux Etats-Unis. Pyongyang s’est d’ailleurs invité dans les débats après le déclenchement d’un tir de missile balistique cette nuit alors que la menace nord-coréenne devrait être évoquée par les dirigeants chinois et américain jeudi et vendredi. Les valeurs liées aux matières premières se distinguent, tandis que celles liées à l’automobile restent sous pression. Les banques tentent quant à elle de rebondir après deux séances de baisse.

A 9h45, le Cac 40 est stable à 5.102,83 points (+0,03%) dans un volume d’affaires de 305 millions d’euros. Ailleurs en Europe, le Footsie londonien prend 0,35%, tandis que le Dax de la Bourse de Francfort cède 0,22%.

Fed, emploi américain et pétrole en ligne de mire

Les investisseurs digèrent les commentaires de Donald Trump, qui a promis de faire une entorse « majeure » dans la loi Dodd-Franck, votée durant la crise financière pour réguler le système bancaire. Par ailleurs, la Fed publiera dans la soirée les « minutes » de la dernière réunion de son conseil de politique monétaire. Autre sujet de discussion, la démission de Jeffrey Lacker, le président de la Fed de Richmond, qui a reconnu avoir dévoilé des informations confidentielles sur la politique monétaire de la Fed en 2012.

Plus près de nous, le débat télévisé entre les onze candidats à l’élection présidentielle française a été jugé confus par les observateurs, même s’il ressort, selon un sondage Elabe pour BFM TV, que Jean-Luc Mélenchon est apparu comme le plus convaincant pour 25% des personnes interrogées, devant Emmanuel Macron, 21%, François Fillon, 15%, et Marine Le Pen, 11%.

Sur le front des matières premières, le baril de Brent de la mer du Nord a touché un pic d’un mois à 54,66 dollars, dopé par les signes d’une réduction progressive des stocks mondiaux, d’autant que, selon le pointage de l’association professionnelle American Petroleum Institute (API), les stocks de brut ont diminué de 1,83 million de barils aux Etats-Unis la semaine dernière. Le comptage officiel du Département de l’Energie sera dévoilé à 16h30. Le consensus établi par Bloomberg table sur une contraction de 70.000 unités.

A suivre également, l’enquête ADP Employer Services sur les créations d’emplois dans le secteur privé aux Etats-Unis en mars. Le marché anticipe 185.000 créations de postes après 298.000 en février. Viendra ensuite l’indice ISM d’activité dans les services pour le mois de mars. La matinée sera européenne avec les indices PMI Markit composite d’activité dans le secteur privé en zone euro.

Les analystes à la manœuvre

Capgemini est soutenu par une note de JPMorgan, qui a relevé son objectif de cours sur le titre de 90 à 100 euros. Le même intermédiaire a dégradé JCDecaux de « sous-pondérer » à « neutre » et TF1 de « achat » à « neutre ».

Parmi les autres notes d’analystes, Barclays est passé de « pondération en ligne » à « sous-pondérer » sur ADP.

Iliad recule également. Xavier Niel et sa holding d’investissement NJJ ont annoncé la cession de 1,7% du capital de la maison mère de Free pour 210 millions d’euros, via un placement accéléré.

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