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Le Cac 40 et Wall Street font du surplace après de nombreuses statistiques

Le Cac 40 et Wall Street font du surplace après de nombreuses statistiques

L’ouverture sans orientation bien définie de Wall Street, où le Dow Jones s’éloigne des 20.000, entretient le flou sur les marchés européens. Vers 16 heures, le Cac 40 cède symboliquement 0,20 %, à 4.824 points, dans un volume d’échanges toujours étriqué. Les statistiques du jour n’ont rien changé. Sur le SRD, c’est Noël avant l’heure pour le titre Elis.

Décidément, rien ne parvient à tirer les marchés de leur torpeur. Dans un volume d’échanges qui peine à s’étoffer – seul 1,2 milliard d’euros échangés -, le Cac 40 cède 0,20 %, vers 16 heures, à 4.824 points. A Londres comme à Francfort, les indices de référence oscillent autour de l’équilibre. Outre-Atlantique, le Dow Jones lâche 0,12 %, s’éloignant, au désespoir des investisseurs, du seuil des 20.000 points. L’indice n’a pas profité des indicateurs du jour.

C’est tout juste si les opérateurs ont cillé à l’annonce du chiffre définitif de la croissance américaine au troisième trimestre. Dans un premier temps, le département du Commerce avait annoncé une hausse de 2,9 % du produit intérieur brut (PIB) en rythme annuel, puis de 3,2 % en deuxième estimation. Voilà maintenant qu’elle s’établit à 3,5 %, selon la troisième et ultime évaluation. Il s’agit du rythme le plus élevé depuis le troisième trimestre 2014. La révision s’explique par la consommation des ménages, qui a augmenté au rythme de 3 % en glissement annuel (contre 2,8 % en deuxième estimation et 2,1 % en première).

La croissance du PIB atteint 3,5 % en rythme annuel au 3e trimestre

De leur côté, les commandes de biens durables, mesurées hors biens de défenses et aéronautique, ont augmenté de 0,9 % en novembre, soit leur plus forte progression depuis le mois d’août. Plus modéré, le consensus anticipait une hausse de 0,3 %. Cette hausse est le fait d’une demande soutenue pour les machines et les métaux primaires, évolution qui semble suggérer que l’impact négatif du bas niveau des cours du pétrole sur le secteur manufacturier commence à se dissiper.

Sur le front des nouvelles un peu moins engageantes, on notera la hausse des demandes d’allocations au chômage. Elles ont augmenté de 21.000 à 275.000 la semaine passée, alors que les économistes tablaient sur 256.000. Loin de s’alarmer, les professionnels retiennent que la statistique reste sous le seuil des 300.000 pour la 94e semaine d’affilée et estiment que l’économie américaine a le potentiel de faire encore reculer le chômage. Parallèlement, les revenus des ménages sont restés stables en novembre, quand leurs dépenses ont augmenté de 0,2 % (contre + 0,3 % attendus dans les deux cas), et l’indicateur avancé du Conference Board est demeuré inchangé.

Elis à la fête

En tête du Cac 40, Sanofi gagne un peu plus de 1 %. Les investisseurs, qui redoutaient que le laboratoire pharmaceutique ne casse sa tirelire, sont aujourd’hui soulagés. Le français a été éconduit par Actelion qui lui préfère Johnson & Johnson. Le groupe américain et la biotech suisse ont annoncé, mercredi soir, l’ouverture de « négociations exclusives » en vue d’une « possible transaction stratégique ». A Zurich, le titre Actelion est au plus haut historique.

Les banques avancent également de quelques fractions. A Milan, Banca Monte dei Paschi di Siena (BMPS) perd 4,7 %, au lendemain d’une chute de 12,9 %. Selon la presse italienne, le conseil d’administration de la banque devrait formaliser l’échec de la recapitalisation (la conversion d’obligations en actions a permis de récolter un peu plus de 2 milliards d’euros) ouvrant ainsi la porte au plan de sauvetage débloqué mercredi par les parlementaires italiens.

De l’autre côté du palmarès, Nokia abandonne plus de 5 %. L’opérateur télécom finlandais attaque Apple en justice aux Etats-Unis et en Allemagne pour violation de brevets portant notamment sur les écrans, les antennes ou encore l’encodage vidéo. Les analystes estiment que ce conflit pourrait durer des années et retarder d’autant le versement de redevances à Nokia.

Enfin, Elis caracoleen tête du SRD. Le spécialiste de la blanchisserie industriellea annoncé l’acquisition de deux sociétés, l’une espagnole, Indusal, et l’autre brésilienne, Lavebras. Le montant des opérations s’élève à 510 millions d’euros, qui seront notamment financés par une augmentation de capital de 325 millions d’euros. Cette dernière sera relutive à hauteur de 7 % sur le bénéfice ajusté par action dès 2017, précise Elis.

lesechos

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