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Le Cac 40 frileux avant la rencontre Donald Trump-Xi Jinping et l’emploi américain

Le Cac 40 frileux avant la rencontre Donald Trump-Xi Jinping et l’emploi américain

La prudence a dominé en ce début de semaine qui s’annonce chargée sur les plans économiques et politiques. Dès jeudi, le américain Donald Trump rencontrera son homologue chinois, Xi Jinping, une réunion au sommet qui sera décisive pour les relations futures. A Paris, le Cac 40 termine la séance de lundi en repli de 0,71 %, à 5.085,91 points, lesté par les valeurs bancaires.

 

« En avril, ne te découvre pas d’un fil », dit le dicton. Ce lundi, le Cac 40 a appliqué la sagesse populaire. A l’image du mois de mars, où il n’a enregistré qu’une seule journée avec une variation supérieure à 1 % (celle du 1er mars), l’indice parisien est resté frileux et a terminé en repli de 0,71 %, à 5.085,91 points, tiré vers le bas par les valeurs bancaires et la baisse de Wall Street, où le Dow Jones, le Nasdaq Composite et le S&P 500 perdent entre 0,4 % à 0,5 %. Le volume d’échanges est inférieur à 3 milliards d’euros.

Cette semaine encore, les rendez-vous macroéconomiques et politiques vont rythmer la vie des marchés financiers. Les premiers indicateurs d’activité sont plutôt encourageants. L’activité manufacturière de la zone euro a atteint son meilleur niveau en près de six ans en mars – le PMI a été confirmé à 56,2 points en données définitives de mars – et le taux de chômage y a reculé de 0,1 point, pour tomber à 9,5% de la population active en janvier, soit son plus bas niveau depuis huit ans. Outre-Atlantique, l’activité dans le secteur manufacturier a accéléré davantage que prévu en mars, comme le montre l’enquête ISM auprès des directeurs d’achats, mais surtout le sous-indice de l’emploi, en forte hausse, est au plus haut depuis juin 2011, et la composante des prix acquittés a touché à un pic depuis mai 2011.

Donald Trump annonce la couleur avant sa rencontre avec Xi Jinping

Bien que de qualité, ces statistiques ont laissé les opérateurs de marbre. Et pour cause, la suite de la semaine sera chargée, entre la publication, mercredi, des minutes (compte rendu) de la dernière réunion du comité de politique monétaire de la Fed, le rapport officiel sur l’emploi américain en mars, vendredi, et la première rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping, jeudi et vendredi. Comme à son habitude, le président américain s’est frénétiquement jeté sur le réseau social Twitter jeudi dernier pour prévenir que cette rencontre sera « très difficile » dans la mesure où les Etats-Unis ne « peuvent plus avoir d’énormes déficits commerciaux » et « des pertes d’emplois. Les entreprises américaines doivent se préparer à chercher d’autres alternatives. »

« Ne vous attendez pas à plus qu’une poignée de main amicale, a prévenu John Rutledge, ancien conseiller de Georges Bush pour la politique fiscale, interrogé par CNBC. La seule chose qui importe aux yeux de ces deux leaders est la façon dont ils sont perçus par leurs audiences nationales », ajoute-t-il avant de préciser que « Trump a besoin d’apparaître comme un dur auprès de sa base et Xi doit donner l’impression qu’il est assis à la table des grands ».

Sur le front des matières premières, le baril de Brent de la mer du Nord se traite à 53,40 dollars, contre 52,60 lors de la clôture européenne vendredi. Le Secrétaire général de l’Opep, Mohammad Barkindo, s’est dit « prudemment optimiste » quant à un rééquilibrage du marché au vu de la légère réduction des stocks. Par ailleurs, le Koweit et Oman, non membre de l’Opep, ont indiqué être favorables à une extension de six mois de l’accord de réduction de production mis en place en janvier.

 
Plus forte hausse du Cac 40, le motoriste Safran est à son plus haut niveau depuis octobre 2015 grâce à la fermeté des cours du dollar. Par ailleurs, le fonds activiste TCI demande la mise en place par Safran d’un comité indépendant d’administrateurs pour étudier la valorisation de Zodiac Aerospace qu’il compte racheter, rapporte l’agence de presse Reuters.

A l’inverse, Vivendi subit des dégagements après un gain de plus de 3 % vendredi. Enfin, parmi les notes d’analystes, UBS a relevé son opinion sur le titre Bureau Veritas de « neutre » à « achat ».

 

 


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