Accueil / Bourse / Le Cac 40 marque une pause, les banques à la peine

Le Cac 40 marque une pause, les banques à la peine

Le Cac 40 marque une pause, les banques à la peine

La Bourse de Paris consolide, les investisseurs procédant à des prises de bénéfices, les valeurs bancaires et automobiles étant les plus touchées. Le marché attend une vague de statistiques américaines, ainsi que les « minutes de la Fed ».

Après deux séances de hausse d’affilée, les actions européennes reculent à mi-séance, les investisseurs procédant à des prises de bénéfices en cette dernière séance avant Thanksgiving. Les intervenants sont tentés de réduire leur exposition avant de revenir pour le rally de fin d’année. Wall Street sera en effet fermée demain et ne rouvrira que pour une séance écourtée vendredi. Les valeurs bancaires et celles liées à l’automobile sont les plus touchées, les indices Stoxx Europe 600 associés cédant respectivement 1,40% et 1,08%.
Au-delà du compte-rendu de la dernière réunion de la Fed, plusieurs statistiques américaines figurent au programme de l’après-midi, certaines ayant été avancées en raison de la fête de Thanksgiving demain. Le marché suivra notamment les inscriptions hebdomadaires au chômage, les commandes de biens durables et les ventes de logements neufs d’octobre, ainsi que l’indice de confiance du consommateur de l’Université du Michigan pour le mois de novembre.

Accélération de la croissance dans la zone euro

A 12h35, le Cac 40 perd 0,64% à 4.519,30 points dans un volume d’affaires de 1,2 milliard d’euros. Ailleurs en Europe, le Footsie londonien gagne 0,31%, le Dax de la Bourse de Francfort cède 0,73% et l’Euro Stoxx 50 des principales valeurs de la zone euro 0,55%. Le contrat future décembre sur indice Dow Jones s’inscrit en baisse de 0,02%.

L’activité dans le secteur privé a accéléré en novembre dans la zone euro, l’indice PMI flash composite (synthèse entre l’industrie et les services) établi par IHS Markit progressant à 54,1 points, son meilleur niveau de l’année. La hausse des carnets de commandes a incité les entreprises à recruter, tandis que les tensions sur les prix se font plus fortes. Pour Chris Williamson, Chief Business Economist chez IHS Markit, « les données PMI sont pour l’heure conformes à une hausse du PIB de l’ordre de 0,4% au quatrième trimestre, l’expansion de la région étant portée par un rebond de la croissance allemande (0,5%). La France affiche également ses meilleures performances depuis le début de l’année, avec une prévision de croissance trimestrielle de 0,2% à 0,3% pour le dernier trimestre ». Concernant les tensions sur les prix, il ajoute que « s’il est vrai que le taux d’inflation reste faible, certains indicateurs, tels que l’accumulation des affaires en attente et l’allongement des délais de livraison, suggèrent une demande supérieure à l’offre, et donc une probable intensification des tensions sur les prix dans les mois à venir ».

La Fed attendue sur le rythme des hausses des taux

A Wall Street, le Dow Jones a franchi la barre des 19.000 points pour la première fois de son histoire mardi soir, tandis que le S&P 500 et le Nasdaq Composite signaient également des records. Le Russell 2000 des petites capitalisations a lui aussi atteint de nouveaux sommets, signant du même coup sa treizième séance de hausse consécutive et une progression de 15% depuis le début du mois. Wall Street reste portée par le sentiment que l’économie américaine est suffisamment solide pour supporter une prochaine hausse des taux.
La Réserve fédérale publiera à 20 heures les « minutes » de la réunion du conseil de politique monétaire des 1er et 2 novembre. La banque centrale, et notamment sa présidente Janet Yellen, a récemment préparé les marchés à considérer comme acquis un resserrement monétaire en décembre. Avec une probabilité de resserrement en décembre évaluée à 100% par le marché, la question est désormais de savoir quel sera le rythme des hausses des taux au cours des deux prochaines années. En intégrant un relèvement en décembre, les marchés de taux estiment à 2,6 le nombre de ces hausses en 2017 et à 4,3 en 2018, contre respectivement 1,7 en 2017 et 2,4 en 2018 avant l’élection de Donald Trump. Sur le marché des changes, le dollar revient sur ses récents pics de 13 ans et demi, tandis que l’euro cède 0,20% à 1,0609 dollar.
Sur le front des matières premières, le baril de Brent de la mer du Nord repart de l’avant à 49,34 dollars, en hausse de 1,4% par rapport à son niveau à l’heure de la clôture européenne mardi. Les ministres du pétrole de l’Opep débatteront le 30 novembre d’une prochaine réduction de 4% à 4,5% de la plupart des pays membres du cartel, Libye et Nigeria exclus, mais le soutien de l’Irak et de l’Iran à cette proposition est loin d’être acquis. Par ailleurs, selon le pointage de l’association professionnelle American Petroleum Institute, les stocks de brut ont diminué de 1,28 million de barils la semaine dernière aux Etats-Unis. La Statistique du Département de l’Energie sera publiée à 16h30. Le consensus établi par Bloomberg table sur une augmentation de 289.730 barils des stocks de brut.

Vinci se reprend, les banques et l’automobile sous pression

Vinci reprend des couleurs au lendemain d’un recul de 3,76%. Le titre a pâti hier en fin d’après-midi d’un faux communiqué selon lequel le groupe révisait ses comptes de l’exercice 2015 et du premier trimestre 2016 et limogeait son directeur financier. Des informations démenties par Vinci.

Safran recule. L’Agence des participations de l’Etat a de nouveau réduit sa participation au capital du groupe en cédant 5,8 millions d’actions, soit 1,39% du capital, pour 365 millions d’euros, soit 63 euros par titre. L’Etat reste néanmoins le premier actionnaire du motoriste, dont il détient encore 14% du capital.
Les banques et autres valeurs financières baissent à l’image de BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale ou Axa.
Parmi les notes d’analystes, Goldman Sachs a dégradé Valeo de « neutre » à « vendre », Peugeot de « achat » à « neutre » et relevé Michelin de « neutre » à « achat ».

 

JOHN WIBURG
lesechos

Aller en haut