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Le Cac 40 poussif avant un discours crucial de Donald Trump

Le Cac 40 poussif avant un discours crucial de Donald Trump

La Bourse de Paris oscille autour de l’équilibre dans l’attente du discours de Donald Trump devant le Congrès ce soir. Côté valeurs, Valeo est porté par le relèvement de ses prévisions. Europcar et Thales sont également entourés.

La Bourse de Paris campe sur ses positions en cette dernière séance de février, mois qui affiche pour l’heure un gain d’environ 2% après un repli de 2,33% en janvier. Les investisseurs limitent les initiatives dans l’attente de d’indications de la part de Donald Trump sur le plan d’investissements dans les infrastructures et les baisses d’impôts à l’occasion du premier discours du président américain devant le Congrès. Les interrogations sur l’évolution des taux d’intérêt aux Etats-Unis freinent également la tendance alors que plusieurs responsables de la Fed doivent s’exprimer cette semaine, et notamment Janet Yellen vendredi.

Nouveau record pour le Dow Jones

A 10h30, le Cac 40 est stable à 4.845,62 points (+0,01%) dans un volume d’affaires de 495 millions d’euros. Ailleurs en Europe, le Footsie londonien plie de 0,04% et le Dax de la Bourse de Francfort de 0,12%.

Hier soir, Wall Street a terminé en légère hausse, le Dow Jones affichant un douzième record d’affilée en clôture, ce qui n’était pas arrivé depuis 1987. Le président américain a annoncé une augmentation « historique » du budget de la Défense qui pourrait atteindre 600 milliards de dollars, ce qui a soutenu les valeurs du secteur à New York. Les attentes sont donc élevées avant le discours de Donald Trump devant les deux chambres du Congrès réunies, prévu à 21 heures locales (3 heures du matin mercredi à Paris). « Il ne fait aucun doute que les marchés apprécient ce qu’ils entendent, mais le président doit maintenant passer à l’acte », écrit Michael Hewon, chief market analyste chez CMC Markets à Londres. « Si tel n’est pas le cas, nous pourrions assister à une prompte réaction du marché », prévient-il.

Trump et la Fed sous surveillance

Sur le marché des changes, l’euro se stabilise à 1,0592 dollar après une forte hausse du billet vert hier. La devise américaine pourrait bénéficier d’annonces sur les réformes fiscales, mais elle pourrait également souffrir si Donald Trump évoque certains sujets sensibles comme les partenaires commerciaux des Etats-Unis, estiment les cambistes. Le marché s’interroge également sur le calendrier des prochaines hausses de taux aux Etats-Unis. Robert Kaplan, le président de la Fed de Dallas, a déclaré hier que les responsables de la Réserve fédérale devraient resserrer la politique monétaire « le plus tôt possible » sans accorder une importance excessive aux anticipations du marché. La probabilité d’une hausse des taux de la Fed le 15 mars est désormais évaluée à 50%, selon les calculs de Bloomberg sur la base des contrats futures sur Fed funds, contre 34% il y a cinq jours.

Sur le plan macroéconomique, la croissance de l’économie française a été confirmée à 0,4% au quatrième trimestre et à 1,1% sur l’ensemble de 2016. La hausse des prix à la consommation a quant à elle ralenti à 1,2% sur un an en février après 1,3% en janvier, selon la première estimation de l’Insee. En données IPCH, qui permettent la comparaison entre pays de l’Union européenne, le ralentissement est encore plus marqué à 1,4% en février après 1,6% en janvier. Enfin, la consommation des ménages français en biens a rebondi de 0,6% en janvier après un repli de 1% en décembre. Quatre indicateurs américains animeront l’après-midi : la dernière estimation du PIB au quatrième trimestre, l’indice PMI de Chicago, l’indice S&P Case-Chiller des prix de l’immobilier et la confiance du consommateur telle que calculée par le Conference Board.

Europcar en vedette, ArcelorMittal sous pression

En tête du Cac 40 à l’ouverture, Valeo réduit nettement son avance. L’équipementier automobile a pourtant relevé ses objectifs de ventes à 22,5 milliards d’euros à l’horizon 2019 et plus de 27 milliards en 2021, soit une progression annuelle moyenne supérieure à 10%. Le groupe s’estime bien placé pour tirer parti de la demande pour les nouvelles technologies, notamment en Asie.

ArcelorMittal recule de près de 2% dans le sillage du Stoxx 600 des ressources de base, qui accuse la plus forte baisse sectorielle en Europe (-1,23%).

Arkema cède désormais du terrain. Le groupe de chimie de spécialités a pourtant dépassé son objectif de croissance d’excédent brut d’exploitation (Ebitda) en 2016 et confirmé viser 1,3 milliard d’euros en 2017.

Thales affiche un gain limité. Le groupe d’électronique de défense compte poursuivre l’amélioration de sa marge cette année mais ses prises de commandes devraient à nouveau baisser, le groupe ne s’attendant pas à rééditer le cru 2015 marqué par les deux premiers contrats du Rafale à l’export.

Europcar avance de plus de 2%. Le groupe a dégagé un bénéfice net record de 119 millions d’euros l’an dernier, contre une perte de 56 millions en 2015. Le chiffre d’affaires a progressé de 3% à 2,15 milliards d’euros, à taux de change constants. Le loueur automobile vise pour cette année une croissance organique de ses ventes supérieure à 3%.

Parmi les notes d’analystes, UBS a relevé Saint-Gobain de « vendre » à « neutre » et porté son objectif de cours de 37 à 42,50 euros.

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