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Le Cac 40 reprend à l’arraché les 5.400 points en fin de séance

Le Cac 40 reprend à l’arraché les 5.400 points en fin de séance

Si le Cac 40 parvient, dans un dernier effort, à reprendre le seuil des 5.400 points en toute fin de journée, il n’en reste pas moins que c’est la prudence qui a dominé cette séance de Bourse de vendredi.

 

 

La Bourse de Paris finit cette séance de vendredi en petite hausse (+0,41% pour le Cac 40 à 5.405,42 points), grâce à un effort de fin de séance, alors que Wall Street poursuit son mouvement de consolidation, plombée notamment par les valeurs financières et celles liées à la distribution. Charles Evans, le président de la Fed de Chicago, a également semé le trouble en déclarant que la Réserve fédérale pourrait se limiter à deux hausses des taux cette année et se contenter d’un seul resserrement supplémentaire si les perspectives d’inflation venaient à se dégrader.

Les ventes au détail ont rebondi de 0,4% en avril outre-Atlantique, contre une hausse de 0,6% attendue. Les prix à la consommation ont quant à eux augmenté de 0,2% dans leur ensemble et de 0,1% hors alimentation et énergie, contre +0,2% estimé dans les deux cas. Si la faiblesse de l’inflation sous-jacente constitue un « casse-tête » pour la Fed, selon Paul Ashworth, Chief US Economist, chez Capital Economist, les observateurs soulignent que le rebond des ventes au détail laisse entrevoir une accélération de la consommation au deuxième trimestre. Enfin, la confiance du consommateur s’est légèrement améliorée en mai, l’indice préliminaire de l’Université du Michigan progressant de 0,7 point à 97,7, contre une stabilisation attendue.

Wall Street est par ailleurs perplexe face à la crise politique consécutive au limogeage du directeur du FBI par Donald Trump, susceptible de retarder les réformes fiscale et réglementaire annoncées.

Nouveau coup dur pour la distribution américaine

Sur le front des valeurs, le distributeur JC Penney (-9% environ) est au plus bas historique. Après Macy’s et Kohl’s hier, le groupe est venu grossir les rangs des chaînes des grands magasins ayant déçu en termes de chiffre d’affaires au premier trimestre. Ses ventes à nombre de magasins comparable ont reculé de 3,5%, là où le marché anticipait un repli limité à 0,7%. A l’inverse, Apple a inscrit un nouveau record.

A Paris, Vivendi avance de près de 5%. Le géant des médias a confirmé ses prévisions pour 2017 après un premier trimestre contrasté entre un bond de 13% des revenus d’Universal Music Group et les difficultés persistantes de Canal+. Le groupe a surtout enclenché le processus très attendu de rapprochement avec Havas, pour lequel il fait une offre à 9,25 euros par action, soit 2,3 milliards d’euros, sur la participation de 59,7% détenue par Groupe Bolloré. Une OPA devrait suivre.

Carrefour progresse fortement. Alexandre Bompard, PDG de Groupe FNAC, fait figure de favori pour remplacer Georges Plassat à la tête du numéro deux mondial de la distribution, rapporte BFM. Selon la radio, M. Bompard a rencontré les principaux actionnaires de Carrefour, convaincus par le redressement opéré par ce dernier à la tête du distributeur de produits culturels et d’électroménager.

Air France-KLM a également été entouré après avoir confirmé ce matin, dans le cadre de sa journée investisseurs, ses objectifs 2020 et le lancement l’hiver prochain de sa compagnie à bas coûts « Boost ». Par ailleurs, Kepler Cheuvreux est passé de « alléger » à « conserver » sur le titre du transporteur.

ArcelorMittal dévisse à Paris, Richemont à Zurich

A l’inverse, ArcelorMittal est sanctionné après la publication de ses comptes du premier trimestre. Les profits du sidérurgiste sont pourtant en hausse, à leur meilleur niveau d’ailleurs depuis près de cinq ans. De surcroît, le groupe a réussi à prendre des parts de marché à son concurrent allemand Thyssenkrupp. Mais en abordant les perspectives pour le reste de l’année, ArcelorMittal a parlé des exportations chinoises comme d’un objet d’inquiétudes. Un mauvais point à l’heure où les marchés financiers s’inquiètent de l’accumulation des stocks de minerai de fer en Asie.

Le secteur européen du luxe pâtit de la chute de 46% du bénéfice annuel du suisse Richemont, dont les ventes à taux de change constants ont par ailleurs diminué de 4% au cours de l’exercice achevé fin mars. Richemont dévisse de plus de 5% à Zurich.
Enfin, Spie recule à la suite du placement de 10,1% du capital par les actionnaires Clayton, Dubilier & Rice, Ardian et CDPQ. L’opération a été réalisée au prix de 24,50 euros par action, soit une décote de 5% par rapport au cours de clôture de 25,80 jeudi.

 

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